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Les 20 Preceptes de Gichin Funakoshi

Le Shoto-niju-kun ou les 20 préceptes constitue le Dojo-kun du Shotokan Karaté-do.

Elles sont l'essence même de l'enseignement de Maître Gichin Funakoshi.

« Karate Do Wo Rei Ni Hajimari, Rei Ni Owaru Koto Wo Wasuruna »

Le Karaté commence et finit par le respect.
 
« Le karateka, et l'être humain en général, doit cultiver la courtoisie et lui accorder plus d'importance qu'à la puissance et la technique. J'ai remarqué que les étudiants sérieux se sentent toujours concerné par autrui. Ils font également preuve de la ténacité nécessaire à l'étude du karaté à long terme. » Sensible au code moral de ses ancêtres, Funakoshi observera rigoureusement les interdits d'autrefois et considérera aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une apparence impeccable. Chaque matin, le Maître se prosternera dans un profond respect vers le Palais Impérial, et accomplira le même cérémonial en se tournant vers Okinawa. La notion de respect envers ses partenaires d'entraînement est primordiale. Il est important d'être poli pendant l'entraînement avec un partenaire, de ne pas être arrogant ou se croire supérieur. Cependant, la politesse et le respect ne doivent pas être limités aux quatre murs du Dojo. A la maison, on écoute ses parents. Au travail, nous n'allons pas à l'encontre de l'avis de nos supérieurs. A l'école, on porte attention aux paroles des enseignants.

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« Karate Ni Sente Nashi »

En Karaté on ne fait jamais le premier mouvement.
 
Ce précepte est sans doute le plus célèbre, gravé sur la pierre de son mémorial élevé au temple Enkakuji de Kamakura. Le karaté ne doit servir en aucun cas à attaquer. Ici, Funakoshi n'appelle pas le karaté « la voie du karaté. » Ici, le mot attaque est absent... Cela ne veut pas dire de ne pas se défendre si on est agressé, mais plutôt s'arranger pour ne pas provoquer les gens pour se retrouver dans des situations embarrassantes.
Cette sentence résume toute l'attitude qui doit être à la base de la pratique du Karaté, et des arts martiaux en général. Le premier mouvement, et même si de l'extérieur il peut être perçu comme une initiative d'attaque, doit être conçu comme une défense. Le karatéka ne doit pas manifester d'agressivité, et la réponse qu'il peut être amené à donner lorsqu'une confrontation est inévitable ne saurait être qu'une défense, suivie d'une riposte contrôlée en fonction de l'agression. Ni agressivité, ni violence.
Singulièrement, tous les Kata Shotokan commencent par une technique défensive. Cette volonté de ne pas commencer le combat, la sérénité et l'harmonie qu'elle sous-entend, doit être présente au Dojo comme dans toutes les choses de la vie.
Un témoignage de Taiji Kase; « Mon conseil pour les pratiquants de karaté do est très simple: il faut bien faire attention à ce qu'a dit Gichin Funakoshi “Karate Ni Sente Nashi”. Il faut comprendre ce concept de manière très profonde. Aussi bien au niveau mental qu'au niveau technique. Il faut faire en sorte que l'agresseur possible comprenne mentalement qu'il vaut mieux pour lui ne pas attaquer, qu'il le sente et qu'il l'accepte. C'est là le véritable sens de la maxime “Karate Ni Sente Nashi”: que l'adversaire renonce à sa première attaque et qu'ainsi l'agression ne se produise pas. »

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« Karate Wa Gi No Tasuke »

Celui qui pratique le Karaté doit suivre la voie de la justice.
 
Pour Funakoshi, Le karaté-do vise le perfectionnement tant de l'esprit que du corps. « Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé. Personne ne peut atteindre la perfection en Karaté sans avoir compris qu'il s'agit par-dessus tout d'une foi, d'une voie. Le karatéka en offrant son aide et en acceptant celle des autres apprend à donner à l'Art la dimension d'une foi. » (Gichin Funakoshi).
A travers l'apprentissage des techniques et du geste parfait, le karatéka développe son énergie vitale, le Ki, et se construit un état d'esprit, le Shin, fait de maîtrise de soi qui le détourne de la violence à travers laquelle il s'est en quelque sorte « formé ».
La voie de l'art martial authentique se doit d'être une voie éducative, celle de la paix et de la non-violence. Il y a dans tout art du Budo, trois composantes intimement liées dont la proportion varie en fonction de l'âge et du niveau dans la progression du pratiquant : les éléments corporels (Tai), les éléments techniques (Ghi), les éléments mentaux (Shin). La méconnaissance de l'un comme de l'autre de ces principes entraînerait très vite le pratiquant dans une fausse direction avec, comme résultat, la non-obtention de l'efficacité réelle, voire de troubles dans son comportement au quotidien.
Les adaptations sportives contemporaines des Budo anciens n'expriment que très faiblement (et pour certains, pas du tout), ce type de préoccupation. Ainsi la pratique systématique de la compétition privilégie parfois trop largement les résultats externes (l'ennemi est au dehors), au détriment de la recherche interne (l'ennemi est en soi), qui devrait être la véritable motivation du Budoka.

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« Mazu Jiko Wo Shire, Shikoshite Tao Wo Shire »

Connais-toi toi-même avant de connaître les autres.
 
Presque chaque humaniste célèbre de Gandhi à Jésus Christ a exalté les hommes à mieux se comprendre afin de comprendre le monde autour d'eux.
Selon un vieux conte japonais, un jour un samouraï belliqueux somma un maître Zen de lui expliquer ce qu'étaient le paradis et l'enfer. Le moine lui répondit avec mépris: Tu n'es qu'un rustre, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens de ton espèce. Se sentant insulté, le samouraï devint furieux et, tirant son épée, cria: Je pourrais te tuer pour ton impertinence. Voilà ce qu'est l'enfer, répliqua le moine calmement. Surpris par la vérité de ses paroles, le samouraï se calma, rengaina son sabre, salua le maître et le remercia de l'avoir éclairé. Et voilà le paradis rajouta celui-ci. Cette histoire montre qu'il est bien différent de se laisser emporter par ses émotions et le fait d'en être conscient.
La première partie « Connais-toi toi-même » nous vient de Socrate et nous rappelle qu'il faut être conscient de ses émotions au fur et à mesure de leur apparition. Reconnaître que l'on est en colère; c'est déjà vouloir ne plus l'être.
« Connaître les autres, c'est la sagesse; se connaître soi-même, c'est la sagesse supérieure. » (Lao-Tseu)

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« Gijutsu Yoi Shinjutsu »

L'esprit est plus important que la technique.
 
Maître Funakoshi, dans ses dernières années, avait beaucoup développé sa spiritualité, et était aussi très pacifique dans son enseignement du karaté. Il nous demande ici de penser en termes d'amélioration de sa personnalité, au lieu de ne penser qu'à l'exécution technique. « Le karate-dô vise le perfectionnement tant de l'esprit que du corps et les louanges des seules prouesses physiques doivent être bannies. Comme le saint Bouddhiste Nichirien l'a dit si justement, on n'étudie pas les sutras en les lisant seulement avec les yeux mais aussi avec l'âme. Celui dont l'esprit et la force mentale se sont endurcis en adoptant une attitude ou il n'est nulle question de renoncer, ne rencontrera aucune épreuve qu'il ne saura surmonter. »
Dans l'étude du Karaté-do on dit que l'esprit est parfois plus important que la technique. à technique égale c'est l'esprit qui fait la différence. Si tu combats, guerrier, et qu'un de tes bras casse sers-toi de l'autre. Si l'autre casse, sers-toi de tes jambes. Si tes jambes t'abandonnent, tu peux encore mordre. Si on te coupe alors la tête ton corps tombera bien après.

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« Kokoro Wa Hanatan Koto Wo Yosu »

Libère ton esprit et tiens le en paix.
 
Dans son livre « Karate-dô Kyôhan », Maître Funakoshi écrit: « De même que le miroir est clair et reflète une image sans distorsion, ou la vallée tranquille qui renvoie l'écho d'un son, ainsi doit un débutant se libérer de ses pensées égoïstes et mauvaises, car c'est seulement avec un esprit clair et la conscience pure qu'il peut comprendre ce qu'il apprend ». Un moine, demandant la formation, dit à Bodhidharma : « Je n'ai aucune paix d'esprit. Veuillez apaiser mon esprit ». « Apportez-moi votre esprit ici, et moi je l'apaiserai! » a répondu Bodhidharma. « Mais quand je cherche mon propre esprit, je ne peux pas le trouver. » a dit le moine. « Voilà! » répliqua Bodhidharma, « j'ai apaisé votre esprit! »
« Mizu No Kokoro ». L'esprit comme l'eau. Ceci se rapporte à l'attitude mentale tout en faisant face à un adversaire réel. Il se rapporte au besoin de faire le calme d'esprit, comme la surface de l'eau calme. L'eau lisse reflète exactement l'image de tous les objets, et si l'esprit est maintenu calme, la compréhension des mouvements d'adversaires, psychologiques et physiques, sera immédiate et précise, et ses réponses défensives et offensives seront appropriées et proportionnées.
D'autre part, si la surface de l'eau est dérangée, les images qu'elle reflète seront tordues. En d'autres termes, si l'esprit est préoccupé avec des pensées d'attaque et de défense il ne comprendra pas correctement les intentions de l'adversaire créant une occasion pour que le rival attaque.

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« Wazawai Wa Getai Ni Shozu »

Le malheur vient toujours de l'inattention.
 
Dans 75% des cas, les accidents sont dus à des erreurs humaines. Sur l'eau, sur la route ou dans un escalier, un mauvais moment d'inattention, et ce pourrait être le dernier moment que vous éprouverez jamais. « La vie ressemble souvent à un match à couteaux tirés. Avec une attitude tiède face à la vie, qui vous fait supposer qu'après un échec il existe toujours une deuxième chance, qu'espérez-vous accomplir l'espace d'une vie, qui souvent ne compte guère plus de cinquante années ? » (Gichin Funakoshi).

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« Dojo Nomino Karate To Omou Na »

Ne crois pas que le Karaté n'a lieu qu'au Dojo.
 
Le Bouddhisme enseigne que le monde entier est un Dojo. Funakoshi a écrit dans Karate-Dô Nyûmon; « considérez la vie de tous les jours comme faisant partie intégrante de votre entraînement de karaté. Ne croyez pas que le karaté n'existe qu'au sein du Dojo ou qu'il ne doit être considéré comme une méthode de combat. L'esprit de la pratique du karaté et les éléments constitutifs de l'entraînement sont applicables à chacun et à tous les aspects de la vie quotidienne. Celui dont l'esprit et la force mentale se sont endurcis en adoptant une attitude ou il n'est nulle question de renoncer, ne rencontrera aucune épreuve qu'il ne saura surmonter. » (Gichin Funakoshi).

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« Karate No Shugyo Wa Issho De Aru »

S'entraîner au Karaté, c'est pour toute la vie, sans limite.
 
L'apprentissage d'un art martial, tout comme l'art du bonsaï, n'est jamais terminé, parce que l'homme tout comme la plante se modifie sans cesse, parce qu'ils vivent! Dans tous les domaines, je crois sincèrement que l'on n'arrête jamais d'apprendre, il faut toujours garder en tête que Funakoshi ne parle pas uniquement de techniques mais aussi de développement de la personnalité. Si vous demandez à un maître Zen combien de temps il vous faudra pour devenir Zazen (harmonie avec l'univers), il vous répondra probablement; jusqu'à votre mort... L'école Bouddhiste Zen et les arts martiaux ne sont pas des choses que vous faîtes ou apprenez, ils sont ce que vous êtes. Le Zen et les arts martiaux essaient de nous faire comprendre qu'hier et demain deviennent moins importants. Nous devons alors tourner notre attention sur le moment présent pour cesser de se préoccuper de certaines urgences de notre culture occidentale comme; le fast-food, le soulagement rapide des douleurs, les résultats rapides, un cours en 10 leçons faciles, achetez maintenant et payez plus tard...

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« Arai Yuru Mono Wo Karateka Seyo, Soki Ni myo Mi Ari »

Relie ta vie quotidienne au Karaté et tu découvriras la subtilité.
 
Considérez la vie de tous les jours comme faisant partie intégrante de votre entraînement de karaté. Une tâche difficile, un examen éprouvant, une épreuve de la vie sont tous des occasions d'apprendre et grandir. Ce principe répète le précepte numéro 8; Ne croit pas que le Karaté n'est qu'au Dojo.

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« Karate Via Yu No Goto Shi Taezu Netsudo Wo Ataezareba Moto No Mizu Ni Kaeru »

Le vrai Karaté est comme l'eau chaude, si vous ne lui apportez pas de la chaleur constante, elle refroidira.
 
C'est la base de l'apprentissage... Continuez ou arrêtez. Cependant si vous arrêtez, la reprise de l'entraînement sera difficile, et devra se faire de façon progressive et intelligente pour éviter les blessures.

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« Katsu kangae wa motsu na makenu kangae wa hitsuyo »

Ne penser pas à gagner, mais penser plutôt à ne pas perdre.
 
C'est une citation qui porte à réfléchir. La plupart des textes martiaux d'arts disent que vous devriez avoir l'esprit vide de pensées. Mais ce point du Niju-Kun n'indique pas cela. Il indique clairement que vous devriez penser, et ce que vous devriez penser à ne pas perdre. Plutôt que d'imaginer que vous gagnez vos matchs, et amenant alors de l'anxiété et la préoccupation du succès, pensez seulement à ne pas perdre, et évitez l'appréhension, la crainte de la perte, et l'anticipation du succès.

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« Teki ni yotte tenka seyo »

Adaptez-vous à l'adversaire.
 
« Tsuki No Kokuro. » L'esprit comme la lune. Ceci se rapporte à la nécessité de se rendre constamment compte de la totalité de l'adversaire et de ses mouvements, juste comme des éclats de clair de lune dans la mare. Ceci signifie qu'on devrait observer l'adversaire globalement. Avec le développement complet de cette attitude, la conscience se rendra immédiatement compte de toutes les ouvertures dans les défenses de l'adversaire.
Des nuages bloquant la lumière de la lune sont comparés à l'énervement ou aux distractions. Ces distractions empêchent la lumière de briller sur tout. De même, elles rendent la compréhension et la réaction aux mouvements de l'adversaire plus difficiles qu'elles doivent être.

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« Tatakai wa kyojutsu no soju ikan ni ari »

La victoire dépend de votre capacité de distinguer les points vulnérables et les invulnérables.
 
Azato disait; « Il ne faut pas se laisser intimider, mais garder la tête froide pour chercher l'inévitable faille de la garde. La victoire est alors à votre portée. » Votre adversaire ne devrait pas vous faire changer. Vous devriez apprendre à commander et manœuvrer votre adversaire. Incitez-le à faire ce que vous voulez.
Si l'esprit est comparé au haut-parleur d'un téléphone, alors la volonté est comme le courant électrique. Peu importe la sensibilité du haut-parleur, s'il n'y a aucun courant électrique, aucune communication n'a lieu. De même, même si vous comprenez correctement les mouvements de votre adversaire, et vous vous rendez compte d'une ouverture, si la volonté pour agir manque, il n'en résultera aucune technique efficace. L'esprit peut trouver une ouverture, mais la volonté doit être activée afin d'exécuter la technique appropriée.

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« Hito no teashi wo ken to omou »

Considérez les bras et les jambes de votre adversaire comme des sabres.
 
Maître Funakoshi demande de considérer le karaté comme un art martial à part entière qui doit être pratiqué avec le plus grand sérieux; « Cela implique de dépasser les simples notions d'application et de sincérité dans l'entraînement. Pour chaque déplacement, chaque mouvement de main, vous devez imaginer que vous affrontez un ennemi armé d'un sabre à la lame tranchante. »

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« Danshi mon wo shuzureba hyakuman no teki aru »

Lorsque vous quittez votre foyer, pensez que des millions d'adversaires vous attendent.
 
Nous sommes à Okinawa avant l'invention des voitures, Funakoshi se déplaçait souvent à pied la nuit, seul ou avec d'autres. Il n'était pas rare à cette époque d'être attaqué par des voleurs ou des gens qui ne voulaient que se bagarrer.

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« Kamae wa shoshinsha ni ato wa shizentai »

Garde formelle pour les débutants, garde naturelle pour les avancés.
 
Dans ce cas-ci, « la position normale » se réfère à la position préparatoire d'ouverture commune utilisée dans les cinq Kata Heian. Shizentai s'appelle également le Hachinoji-dachi (position en forme de 8). C'est un 8 japonais, il ressemble davantage à un U ou un V à l'envers. Ainsi, si vous connaissez le japonais, la position en figure 8 a du bon sens. Un débutant prend une pose lors du combat. Un expert préfère se tenir normalement, de façon naturelle. Vous ne devez pas raidir votre corps ; vous devez toujours vous détendre pour être prêt à une quelconque attaque d'une quelconque direction. Quand le vent souffle, le chêne rigide résiste et casse, la brindille flexible se courbe et survie.

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« Kata wa tadashiku jissen wa betsu mono »

La pratique des Kata est une chose, le combat réel est tout autre chose.
 
Le caractère utilisé ici pour le Kata ne signifie pas nécessairement un Kata comme Heian Shodan et semblables. Il est habituellement employé pour décrire une forme littérale. Ainsi, ceci pourrait signifier que l'habileté technique est une chose, et le combat en est une autre. Personnellement, je pense qu'il faut avoir fait du combat en compétition pour comprendre ce précepte... Le Budo restera toujours un combat, tout comme l'est la vie. Les théoriciens qui refusent ce combat, se verront toujours refuser l'authentique compréhension du Budo.
Ce qui est important dans la vie, n'est pas la victoire mais le combat; ce n'est pas d'avoir vaincu, mais d'avoir bien combattu. Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques.

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« Chikara no kyojaku, tai no shinshuku, waza no kankyu wo wasaruna »

N'oublie pas la variation de la force, la souplesse du corps et le rythme dans les techniques.
 
En Japonais il y a des termes précis pour les mots contradictoires. L'idée d'expansion et de contraction du corps semble difficile à comprendre, Shinshuku se réfère également à la flexibilité de base, qui semble beaucoup plus raisonnable. Un muscle peut s'étirer à sa longueur maximale pour ensuite se contracter, il y a une grande corrélation entre la flexibilité d'un muscle et sa vitesse. « Soyez flexibles, soyez forts, soyez rapides, et employez chacune de ces qualités convenablement pour un résultat maximum. »

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« Tsune ni shinen kufu seyo »

Etudiez et améliorez-vous sans arrêt.
 
L'objectif final de la pratique du karaté ne touche pas à la seule maîtrise technique, mais vise l'unité du corps et de l'esprit en toute occasion. Cet état d'esprit puise sa légitimité à la source de cet art martial: le combat. Pour espérer vaincre, il faut opposer à l'adversaire ses habiletés et aussi l'ensemble de ses ressources mentales : la concentration, la volonté, le calme, l'esprit de décision. L'un sans l'autre ne peut conduire à l'efficacité absolue.
La recherche de la perfection et de l'harmonie dépasse le seul stade de l'art du combat pour devenir un moyen d'épanouissement intérieur. Le but n'est plus de vaincre un quelconque adversaire. Il est de se dominer soi-même entièrement, physiquement et mentalement. Le karaté-do, devient un des moyens possibles pour atteindre cet objectif. Savoir-faire et savoir-être en toutes circonstances. Puis juste au moment où nous croyons avoir réussi, nous découvrirons que nous devons apprendre davantage. Nous continuons sans cesse d'apprendre et de grandir tout au long de notre vie...
L'homme de progrès travaille toujours pour se perfectionner. C'est une vertu. La plus haute est d'initier les autres. Gichin Funakoshi. Voici une citation de Confucius pour compléter ce concept; « Celui-là est parfait qui est capable de pratiquer partout et toujours: la déférence qui inspire le respect, la grandeur d'âme qui gagne les cœurs, la sincérité qui obtient la confiance, la diligence qui exécute des œuvres utiles et la générosité qui rend facile la direction des hommes. »


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