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Termes génériques
Défenses simples Défenses doubles Frappes simples
Frappes doubles Les coudes Les inclassables
Age-uke Age-zuki Awase-uke Choku-zuki Empi-uchi Empi-uke
Furi-zuki Gedan-barai Gedan-morote-kakiwake Gyaku-zuki Haishu-uchi Haishu-uke
Haito-uchi Haito-uke Hasami-uke Hasami-zuki Heiko-uke Heiko-zuki
Hiraken-zuki Jodan-tate-uke Juji-uke Kagi-zuki Kake-haito-uke Kake-shuto-uke
Kakete-uke Kakiwake-uke Kakuto-uchi Kakuto-uke Keito-uchi Keito-uke
Kizami-zuki Koken-uchi Koken-uke Maete-zuki Manji-uke Mawashi-zuki
Morote-gedan-barai Morote-sukui-uke Morote-teisho-barai Morote-teisho-uke Morote-tsukami-uke Morote-uke
Morote-ura-zuki Nagashi-uke Nagashi-zuki Nukite Oï-zuki Osae-uke
Otoshi-uke Sanbon-zuki Seiryuto-uchi Seiryuto-uke Shuto-barai Shuto-jodan-age-uke
Shuto-uchi Shuto-uke Sokumen-gyaku-zuki Soto-uke Sukui-uke Tate-shuto-uke
Tate-soto-uke Tate-zuki Teisho-awase-uke Teisho-uchi Teisho-uke Tekubi-kake-uke
Tettsui-uchi Tsukami-uke Tsuki-uke Uchi-barai Uchi-uke Uraken
Ura-zuki Yama-zuki Terminologie
Information pratique : Cadre de ce type Doigt vers la Gauche
Animation par Survol de l'image

Techniques de Mains ou de poings (Tsuki-wasa)

Je vais englober dans la liste des techniques de main toutes celles qui se rapportent aux membres supérieurs : mains, poignets, bras, coudes, etc...

Remarque : Le terme Tsuki (coup de poing) peut s'écrire de deux façons en fonction de sa position dans le mot composé. S'il est placé devant il s'écrira « Tsuki » comme dans Tsuki-waza, Tsuki-uke et s'il est placé après, il s'écrira « Zuki » comme dans Oï-zuki, Choku-zuki, Gyaku-zuki.

Cette liste n'est évidemment pas exhaustive. La main, à elle seule, possède plus d'une vingtaine de zones de frappe, plus efficace les unes que les autres. Pour un geste sensiblement identique, la technique portera un nom différent qui se rapporte plus ou moins à la partie en contact avec l'adversaire ou le point visé sur ce dernier.

Comme pour toutes les techniques pieds-poings, nous allons en trouver de défense (Uke) et d'attaque (Uchi).

Cependant à l'usage et avec un peu d'imagination et d'expérience, la frontière entre les deux va finir par disparaître pour n'avoir qu'une seule technique capable de défendre ou frapper.
Exemple : un Oï-zuki, destiné à la frappe peut tout à fait être utilisé en défense voire bloquer (utilisation du bras) et frapper dans un même geste (Tsuki-uke).

Les techniques de frappe sont destinées, je le rappelle, à blesser ou détruire l'adversaire. Il est donc inconcevable de ne pas contrôler ses gestes pendant les entraînements avec partenaire(s). Cependant, sous prétexte de ne pas blesser l'autre, il n'est pas concevable non plus d'effectuer des techniques à côté des zones visées ou très loin ou très lentement. Quoique pour ce dernier point, l'apprentissage du geste juste va passer par cette phase. Ensuite l'engagement doit être total. Je vous invite à aller faire un tour du côté de chez Swann la page des techniques de pieds qui traite du sujet. Vous y retrouverez quelques points essentiels : équilibre, vitesse, précision et timing. Ce qui est valable pour les frappes de pieds, l'est également pour celles de poings et pour toutes les techniques intégrées dans l'art du combat.

Les techniques de blocages sont destinées à stopper, dévier ou contrôler les coups adverses. C'est effectivement leur but premier. C'est aussi une action dissuasive face à un adversaire déterminé. Un blocage puissant et réalisé au bon endroit va affaiblir les attaques et surtout le mental de celui-ci. Je signale très souvent à mes élèves qu'un blocage doit être encore plus efficace qu'une attaque.
Chaque parade possède ses spécificités mais elles ont toutes quelque chose en commun, elles ne doivent jamais dégager notre ligne médiane, sensible au attaques directes. D'autre part, chaque geste de défense ne doit dépasser son rayon d'action : VOUS. Tout mouvement dépassant les limites du corps a un coût énergétique qui risque fort de vous épuiser trop rapidement donc de vous mettre à la merci du ou des assaillants.

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Les Termes génériques

Awase-waza

Techniques simultanées des deux mains, soit sous forme d'attaques ou de contre-attaques, soit sous la forme de défenses.

Empi-uchi

Terme générique pour désigner toutes les techniques de frappe du coude (Empi ou Hiji)

Gedan-uke

Terme générique pour désigner toutes les techniques de blocage (Uke) de niveau bas (Gedan).

Gedan-zuki

Terme générique pour désigner toutes les techniques de frappe du poing (Tsuki) à un niveau bas (Gedan).

Hasami-uchi

Frappe double de style Hasami (main en ciseaux) effectuée sur un plan horizontal. Les parties de la main agissantes sont Teisho, Shuto ou Tettsui. Le Kata Bassai Dai en utilise une forme avec les « poings marteaux ».

Kake-uke

Terme générique pour désigner toutes les techniques de blocage crocheté.

Morote-zuki

Ensemble des techniques de défenses ou d'attaques utilisant les deux bras soit, simultanément, soit l'un des deux vient en renforcement.

Tsuki-komi

Coup de poing pénétrant (« défonçant »).

Tsuki-uke

Coup de poing en défense qui vise également la frappe simultanée. Voir cette Technique.

Tsuki-waza

Intègre l'ensemble de techniques d'attaques directes, c'est-à-dire en estoc, du poing ou de la main.

Uchi-wasa

Regroupe l'ensemble des techniques de frappes indirectes, c'est-à-dire dont la trajectoire est courbe, de toutes les parties qui constituent le membre supérieur.

Uchi-uke

Terme désignant l'ensemble des techniques de blocage dont la trajectoire va de l'intérieur vers l'extérieur.

Uke

Défense.

Uke-wasa

Groupe de techniques utilisées en défense. Elles sont toutes destinées à bloquer, dévier, arrêter ou contrôler les frappes adverses qu'elles soient données du pied ou de toutes autres parties.

Wa-zuki

Englobe l'ensemble des techniques de poings circulaires. « Wa » signifie circulaire et « Zuki » de « Tsuki » désigne le coup de poing. Dans cette famille nous y trouveront par exemple le Mawashi-zuki.

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Les Techniques simples de défense

Le terme « défense » est important et sous prétexte de bloquer une attaque adverse notre protection est trop souvent laissée de côté pendant l'exécution de la technique. Il faut garder à l'esprit qu'un combat n'est pas qu'une suite de coups, c'est un ensemble stratégique d'approches, de feintes, de déplacements ou d'actions quelque fois troublantes. Chaque technique de blocage possède sa phase de préparation, une trajectoire et un point d'application. Son exécution lente permet de mettre en évidence l'importance de la participation du corps entier pendant toute sa course. Donc pas de précipitation dans l'apprentissage. La vitesse arrivera naturellement en temps et en heure.

Age-uke Empi-uke Gedan-barai Haishu-uke Haito-uke Jodan-tate-uke
Kake-haito-uke Kake-shuto-uke Kakete-uke Kakuto-uke Keito-uke Koken-uke
Nagashi-uke Osae-uke Otoshi-uke Seiryuto-uke Shuto-barai Shuto-jodan-age-uke
Shuto-uke Soto-uke Sukui-uke Tate-shuto-uke Tate-soto-uke Teisho-uke
Tekubi-kake-uke Tsuki-uke Uchi-barai Uchi-uke
Jodan Age-uke
Jodan Age-uke en Fudo-dachi
Age-uke

Défense remontante (Age) effectuée avec la partie externe de l'avant-bras (côté du petit doigt). Souvent appelé « Jodan-age-uke » pour faire référence au niveau haut. La préparation de cette technique est importante et ne doit en aucun cas découvrir notre ligne médiane. La participation active de l'autre bras permet, d'une part, de protéger son corps en cas de feinte ou d'attaque double et d'autre part, par un effet ressort, de décupler la puissance du bras effectuant le blocage.

Phase technique (Age-uke du bras droit) : Croiser les bras devant soi, le droit sous le gauche, poings fermés et le corps légèrement de profil (épaule gauche en retrait). Monter le poing droit, avant-bras à la verticale sur votre axe médian, jusqu'à la hauteur du front puis, le poing servant de pivot, lever le coude. Simultanément ramener le poing gauche à la hanche (Hikite).

En position finale, l'avant-bras droit est pratiquement parallèle au sol au niveau du front mais non collé, le poing droit est serré avec la paume dirigée vers l'avant et le gauche à la hanche, paume vers le ciel.
Le moment de l'impact doit coïncider avec la parfaite position de tous ces éléments ainsi qu'une assise irréprochable.

Jodan Age-uke
Développement du Jodan Age-uke

Dérivés

Fumikomi-age-uke : C'est un Age-uke effectué en rentrant directement dans l'attaque. Le principe est d'abaisser la hauteur des hanches pour pénétrer en dessous de l'attaque de poing. Le blocage est appliqué non plus sur le poignet adverse mais au niveau de l'aisselle. Ce coup d'arrêt permet d'assener en même temps une frappe puissante de l'avant-bras ou du poing au menton.

Wari-uke-zuki : Voir cette Technique.

Empi-uke

Se référer à la Technique.

Gedan-barai
Gedan-barai en Zen-kutsu-dachi
Gedan-barai

Balayage (Barai) de niveau bas (Gedan) effectué avec la partie externe de l'avant-bras (côté du petit doigt) et destiné à arrêter un coup de poing, dévier ou contrôler une attaque de pied. Je parle volontairement de « dévier » ou « contrôler » car une jambe est grandement plus puissante qu'un avant-bras et des fractures ou cassures sont toujours possibles, même pour des personnes robustes. Ce blocage peut donc être réalisé sur des attaques de niveau moyen (Chudan) et guère plus bas qu'à mi-cuisse. En dessous, vous seriez tenté de pencher le buste vers l'avant et donc de vous mettre en danger.

Phase technique (Gedan-barai du bras droit): Tendez le poing gauche, paume vers le bas, devant vous et montez le poing droit au niveau de l'épaule gauche, poing vertical avec la paume vers la joue. Dans cette position vous êtes déjà en protection et pourrez profiter de l'effet ressort pour accroître la puissance du blocage. Faite glisser le poing droit le long du bras gauche, toujours tendu, puis dans la phase finale, amenez le poing gauche (en supination) à la hanche (Hikite) tout en descendant le droit au-dessus du genou pour intercepter la frappe adverse. A ce stade le corps est légèrement de profil et l'assise parfaite. Il est important de ne pas poursuivre ce blocage au-delà de la cuisse.

Gedan-barai
Développement du Gedan-barai

Dérivés

Shuto-gedan-uke : C'est un Gedan-barai effectué avec la main ouverte.

Morote-gedan-barai : C'est un Gedan-barai effectué avec les deux poings allant dans la même direction. Voir cette technique.

Haishu-uke
Haishu-uke
Haishu-uke

Blocage effectué avec le dos de la main ouverte. Les doigts sont tendus et bien serrés les uns contre les autres, pouce y compris. Cette technique s'effectue toujours dans un mouvement circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur. Le revers de main reste un blocage efficace et rapide pour toutes attaques circulaires ou directes au visage (Tate-haishu-uke).

Sur une frappe circulaire de pied, il est préférable d'accompagner le mouvement par un déplacement suivant la courbe de la technique. Ceci permet, en plus de minimiser le choc, de pouvoir contre-attaquer de l'autre main dans le même temps (Sen-no-sen).

Haishu-uke
Développement du Haishu-uke

Sa forme offensive est : Haishu-uchi

Haito-uke
Haito-uke
Haito-uke

Blocage effectué avec la partie interne de la main ouverte (Haito - arme naturelle). Le pouce doit être parfaitement collé à l'os métacarpien de l'index sinon « allo maman bobo ».
Il existe deux façons de l'exécuter. La première, « très scolaire », prend sa source loin sur le côté, paume de la main vers le sol, et se dirige vers la cible en un grand et vif mouvement circulaire. La seconde consiste à « lancer » la main ouverte, paume vers le ciel dans la direction du coup adverse et, au moment même de l'impact, d'effectuer un mouvement de rotation sec du poignet qui frappera « en coup de fouet » son bras ou sa jambe. Cette action beaucoup plus courte nécessite cependant une bonne maîtrise du Kime. Il est évident que les abdominaux et les hanches jouent un rôle essentiel dans l'explosivité de ces deux formes.

Les grandes trajectoires de cette technique sont :

- de bas en haut : le blocage sera dirigé vers le coude, dans le but de fragiliser le bras adverse, ou éventuellement visera le creux poplité pour une attaque directe de jambe. Pour ce cas précis, vous vous déplacerez légèrement du côté de la main qui frappera pour être à l'extérieur de la ligne d'attaque.

- de l'extérieur vers l'intérieur : le blocage visera le côté extérieur du bras adverse (coude, triceps) pour une attaque de niveau moyen ou la jambe (cheville, genou ou cuisse) pour une attaque directe de pied. Une frappe à l'intérieur de la cuisse est particulièrement douloureuse mais nécessite une riposte rapide car vous êtes alors fortement exposé à un contre de type Gyaku-zuki.

Haito-uke favorise grandement la saisie du membre adverse et amène donc une grande variété de contres.

L'autre manière d'exécuter Haito-uke, de puissance moindre, a une trajectoire circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur. Les cibles restent les mêmes que précédemment mais il nécessite une plus forte participation des hanches. Ces dernières, au moment de l'impact, décriront une rotation inverse à la main qui intercepte. Le Kime interviendra par l'arrêt brutal des actions au moment de la touche. La saisie n'est plus imaginable.

Sa forme en offensive est : Haito-uchi.

Jodan-tate-uke
Jodan-tate-uke
Jodan-tate-uke

Blocage avec la partie externe de l'avant-bras qui utilise une large trajectoire circulaire de l'intérieur vers l'extérieur en partant de la hanche opposée. Cette technique se retrouve dans les premiers mouvements du Kata Heian Nidan.

Jodan-tate-uke
Développement du Jodan-tate-uke
Kake-haito-uke Kake-haito-uke

Crochetage, après rotation du poignet, avec la partie externe du sabre de main faisant suite à un blocage de type Haito-uke. Il y a prise de risque par le temps perdu au crochetage mais cependant permet une frappe décisive de l'autre main en suppriment toute possibilité de recule ou d'absorption.

Kake-haito-uke
Développement du Kake-haito-uke
Kake-shuto-uke
Kake-shuto-uke
Kake-shuto-uke

Blocage (Uke) crocheté (Kake) du « sabre de main » (Shuto). Autre appellation du Shuto-barai. Voir cette technique.

Kakete-uke

Défense agrippée, tirée ou poussée. Le point de départ est une technique de blocage de la main qui se poursuit par le crochetage ou la saisie du membre adverse. C'est donc les prémices d'une projection, luxation, déséquilibre ou frappe avec amené de l'adversaire vers le coup.
Cette technique possède donc de nombreux dérivés.

Kakuto-uke

Défense effectuée avec le dessus du poignet plié. Koken-uke est son autre appellation (voir cette technique).

Keito-uke
Keito-uke
Keito-uke

Blocage effectué avec la base du pouce et sa première phalange (Keito ou « crête de coq » - arme naturelle). Cette technique n'est pas très facile d'utilisation car la position du poignet, très fortement cassé, n'est pas à la portée de tout le monde. Le mouvement circulaire du bras, et la résistance aux chocs de cette partie lui confèrent toutefois quelques atouts d'efficacité sur les membres adverses. Le niveau d'utilisation ne dépasse guère un niveau moyen mais cette technique peut être effectuée dans toutes les directions.

Sa forme offensive est : Keito-uchi

Koken-uke
Koken-uke en Fudo-dachi
Koken-uke (ou Kakuto-uke)

Le blocage est effectué avec le dessus du poignet. Réalisé le plus souvent dans un mouvement circulaire ascendant sur attaque de poing au visage il peut tout à fait suivre une trajectoire horizontale, de l'intérieur vers l'extérieur. La principale difficulté de la technique est liée à la souplesse du poignet puisque celui-ci doit être fortement plié au moment de l'impact. Cette technique est puissante mais reste difficile à accomplir. La partie utilisée étant très réduite, il n'est pas aisé de frapper juste. L'amplitude de la technique nécessite très souvent une absorption de la frappe adverse par un recul en Neko-ashi-dachi ou Ko-kutsu-dachi.

Sa forme offensive est : Koken-uchi

Nagashi-uke Nagashi-uke

Blocage « brossé » à partir de l'extérieur de l'avant-bras (Haiwan-nagashi-uke). Le geste initial est celui du Soto-uke, qui, en contact avec le bras adverse (si c'est une attaque de poing), ne va pas chercher à stopper la frappe mais l'accompagner dans sa course pour déstabiliser Tori. Cette technique est effectuée avec un léger retrait de l'épaule arrière afin de ne pas se trouver sur la trajectoire du coup. Elle permet de rester en contact avec l'attaquant pour un contre survenant alors qu'il est encore en déplacement.

Dérivés

Gedan-nagashi-uke : Blocage bas brossé (intérieur-extérieur). Cette technique apparait aux 11ème et 30ème mouvements du Kata Tekki Sandan.

Jodan-nagashi-uke : Blocage remontant brossé (intérieur-extérieur). Cette technique apparait aux 16ème et 39ème mouvements du Kata Tekki Sandan.

Nagashi-teisho-uke : Voir cette Technique.

Te-nagashi-uke : Ce Nagashi-uke est effectué avec la main (Te) ouverte.

Te-osae-uke : Voir cette Technique.

Uchi-komi : Cette technique est très proche du Nagashi-uke. C'est donc un Soto-uke qui se termine par un balayage. La particularité est qu'au lieu de reculer sur l'attaque, on bloque en avançant sur l'adversaire. L'épaule arrière s'efface complètement afin de laisser passer le poing adverse qui n'est que légèrement dévié par la technique et non stoppé brutalement. Uchi-komi permet des enchainements rapides et efficaces. La proximité de l'adversaire permet une poursuite, du même bras, en Uraken au visage, frappe remontante du coude au menton, Yoko-empi au plexus ou pourquoi pas un Tettsui-uchi aux testicules. Ce ne sont là que quelques exemples de frappes, les projections peuvent également faire partie du menu.

Osae-uke
Osae-uke en Ko-kutsu-dachi
Osae-uke ou (Te-osae-uke)

Blocage poussé avec la paume de la main dans un mouvement descendant où l'on cherche plutôt à dévier l'attaque vers le sol. Restant face à la frappe, il est préférable cependant de l'absorber par un léger mouvement de recul. De nombreuses applications peuvent s'en suivre. Le mode opératoire est très proche de celui de l'Otoshi-uke mais l'impact moins violent est plus propice à des contres moins conventionnels.

Osae-uke
Développement du Osae-uke
Otoshi-uke
Otoshi-uke
Otoshi-uke

Technique puissante effectuée avec le côté externe de l'avant-bras (Gai-wan) et destinée à casser une attaque adverse du poing, dirigée vers l'estomac, ou toute attaque directe de pied. Cependant pour cette dernière, il ne faut jamais oublier qu'une jambe est bien plus solide qu'un bras donc un mouvement brossé avec léger recul est plus prudent. L'apprentissage de la technique s'effectue très souvent en restant face à l'attaque (de pied). Dans un combat, le coup de pied sera puissant et peut-être très pénétrant aussi il est préférable de l'effectuer avec une légère esquive latérale, nous mettant hors de la trajectoire du pied.

Phase technique (Otoshi-uke du bras droit): la position de départ est Hachiji-dachi ou Shizentai en totale décontraction et l'attaque un Mae-geri du pied droit. Reculez un peu le pied gauche, tendez le poing gauche devant vous, paume vers le bas, et montez le poing droit au-dessus du front (paume vers l'avant). Le bras est fléchit avec le coude au niveau de l'épaule droite. Dans cette position le bras gauche est en protection, les épaules sont basses et les muscles sous les aisselles contractés pour amplifier la puissance du blocage. Simultanément dirigez le poing gauche vers la hanche gauche et descendez vivement le bras droit, en abaissant encore les épaules et effectuant une rotation du poing droit (paume vers vous juste avant le contact). Au moment de l'impact, l'avant-bras est sensiblement parallèle au sol et à votre buste, le corps est vertical et de trois-quarts par rapport à l'axe d'attaque et le poing gauche est en supination à la hanche gauche (Hikite). Afin d'atténuer le choc sur votre bras, consultez la remarque faite sur le Soto-uke.

Otoshi-uke
Développement du Otoshi-uke

Dérivé

Teisho-otoshi-uke : C'est un Otoshi-uke effectué avec la partie charnue de la paume de main (Teisho).

Seiryuto-uke
Seiryuto-uke
Seiryuto-uke

Blocage effectué avec la partie « osseuse » à la base du sabre de main. Elle est très résistante et doit être accompagnée, pour une frappe, par un mouvement sec et circulaire de la main (le poignet étant le pivot). Le point d'impact est visé par l'extrémité des doigts et au dernier moment, le basculement vif de la main permet une frappe efficace avec Seiryuto (arme naturelle) sur la cible. De nombreux endroits peuvent être percutés mais le sternum et les clavicules me sembles les plus adaptés.

La base du sabre de main peut être utilisée indifféremment en blocage ou attaque, pour des pressions ou frictions, cependant c'est dans un mouvement descendant qu'elle prend tout son « envol ».

Sa forme offensive est : Seiryuto-uchi

Soto-uke
Soto-uke ou Soto-ude-uke
Soto-uke ou (Soto-ude-uke)

Blocage effectué avec le côté externe de l'avant-bras dans un mouvement circulaire, allant de l'extérieur vers l'intérieur sur un plan horizontal. La fin de la trajectoire du poing se situe, devant soi, au niveau de l'épaule opposée et guère plus haut. Le bras et l'avant-bras forme un angle approximatif de 90° durant toute la trajectoire de la technique. Le buste aura également décrit une légère rotation, en guise d'esquive, pour être de trois-quarts dans la phase finale. Le bras opposé, ne reste cependant pas inactif. Au démarrage du mouvement, pendant l'armement du Soto-uke, il viendra se tendre devant nous en protection de notre ligne médiane. Le poing de ce bras, synchronisé avec l'autre, sera vivement ramené à la hanche pour faire Hikite.

Remarque: Ce type de blocage est puissant et « brutal » pour l'autre mais peut l'être aussi pour nous. La difficulté de ce mouvement réside dans la rotation finale (giration agoniste) du poing au moment précis de l'impact sur l'arrête de l'avant-bras (ou autre) adverse. Ce petit mouvement effectué au bon moment va atténuer le choc sur notre propre membre par la répartition de la puissance sur un ensemble de points.

Soto-uke
Développement du Soto-uke

Dérivés

Fumikomi-soto-uke : Ce Soto-uke est effectué en avançant sur l'adversaire avec l'intention de bloquer son attaque de poing (niveau moyen) tout en le frappant au visage avec Tettsui (le marteau de fer). L'épaule arrière s'efface complètement afin de ne pas être touché par la frappe adverse. Précision et timing sont évidemment de mise.

Nagashi-uke : Voir cette technique.

Shuto-soto-uke : C'est un Soto-uke effectué avec la main ouverte. Cette forme permet de nombreuses ripostes du même bras avec le sabre de main (Shuto) ou l'extrémité des doigts (Nukite - arme naturelle).

Uchi-komi : Voir cette technique.

Shuto-uke Shuto-uke

C'est une défense faite avec le tranchant externe de la main (Shuto ou sabre de main - arme naturelle). Cette défense typique du Karate est très puissante et, bien exécutée, est capable de casser le poignet d'un adversaire. Elle est surtout destinée à bloquer une attaque de poing de niveau moyen et quelque fois un peu plus haut. Sa trajectoire circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur est de grande amplitude, ce qui lui confère sa puissance. Elle fait partie des techniques de base du Karateka et demande un énorme travail pour la parfaire. Contrairement au Jodan-age-uke qui est un mouvement « presque naturel » Shuto-uke nécessite un apprentissage complet.
De nombreuses difficultés vont se présenter aussi bien aux débutants qu'aux confirmés. Chaque phase de la technique déborde d'actions simultanées et l'ensemble de ces phases, décrites plus bas, doit être réalisée en un temps record. Précision, timing, stabilité et décontraction pendant toute la préparation vont venir s'ajouter à la liste déjà longue.

Phase technique (exécution à droite sur une attaque adverse du poing droit de niveau moyen) : vous êtes en position Hachiji-dachi. Tori lance son attaque (poing droit) en avançant.

Décomposition en quatre phases:
1ère phase: Vous déplacez le pied gauche en diagonale arrière (pour les aviateurs : à 7 heure). Simultanément au déplacement, la main gauche (ouverte et paume vers le bas) pique vers l'avant en direction de l'abdomen adverse et la main droite monte vers l'oreille gauche (paume vers elle), les épaules restent basses et le coude droit dirigé vers le sol et quasiment en contact avec l'autre bras. Pendant ces opérations, vous serez pratiquement de profil par rapport à votre propre ligne de frappe.

2ème phase: La main gauche est tirée vivement vers votre plexus tandis que la main droite décrit un arc de cercle légèrement descendant vers le bras adverse. L'angle formé par le bras et l'avant-bras (environ 90°) ne change pas et surtout le coude ne se lève pas sur le côté. Pendant la longue trajectoire de la main, le coude et l'épaule pivotent légèrement vers le point de rencontre présumé pour amener le corps de ¾ face. Ces différentes rotations, suivant une direction unique et bien synchronisées, vont développer une vitesse extraordinaire et donc fournir une puissance, au moment de l'impact, elle aussi extraordinaire.

3ème phase: Le moment ou le pied arrière se posera en Ko-kutsu-dachi coïncidera parfaitement avec la rencontre de votre main et du bras adverse, avec la position de la main gauche en protection devant le plexus ainsi qu'avec la contraction générale du corps (Kime). Un peu avant l'impact, la main gauche va effectuer une rotation (antihoraire) de 180° pour passer de pronation à supination et l'autre main fera de même, en rotation contraire (horaire), pour amener le sabre de main en contact avec le poignet, le coude ou le triceps de l'adversaire. Les mains doivent impérativement rester dans le prolongement du bras, surtout celle qui va frapper.

4ème phase: La décontraction. Elle est obligatoire pour retrouver (immédiatement) toute votre disponibilité.

Shuto-uke
Développement du Shuto-uke

Sa forme offensive est : Shuto-uchi

Dérivés

Fumikomi-shuto-uke : Ce Shuto-uke est effectué en avançant sur l'adversaire avec l'intention de bloquer son attaque de poing (niveau moyen) avec le bras tout en le frappant au visage, clavicule ou épaule avec le sabre de main ou en pique des doigts (Nukite - arme naturelle) à la gorge ou aux yeux. Attention cependant car cette forme reste dangereuse et difficilement contrôlable.

Jodan-shuto-uke : C'est un Shuto-uke effectué à un niveau haut (Jodan). Le point de départ est identique mais la trajectoire circulaire de la main monte légèrement pour rester au niveau du visage.

Kake-shuto-uke : Autre appellation du Shuto-barai. Voir cette technique.

Mawashi-shuto-uke : L'armement du Shuto-uke ne se fait pas au-dessus de l'épaule opposée mais plutôt à la hanche opposée et l'interception avec le sabre de main s'effectue dans un large mouvement circulaire. Cette technique est assez proche, dans sa phase finale, du Kake-shuto-uke.

Shuto-barai : Voir cette technique.

Tate-shuto-uke : Voir cette technique.

Shuto-barai Shuto-barai

Balayage (barai) du « sabre de main » (Shuto - arme naturelle). L'interception de l'attaque du poing adverse de niveau haut ou moyen commence comme le Shuto-uke mais au moment du contact, au lieu de stopper net le coup, nous effectuons un mouvement de balayage de la main pour se poursuivre en saisie du bras. Déséquilibre, projection, arm-lock ou simplement contre-attaque est donc à notre porté avant que l'adversaire ne reprenne « ses esprits ». Kake-shuto-uke est son autre appellation.

Kake-shuto-uke
Développement du Kake-shuto-uke
Shuto-jodan-age-uke
Shuto-jodan-age-uke
Shuto-jodan-age-uke

Blocage de niveau haut effectué avec le sabre de main (Shuto - arme naturelle). Contrairement à sa cousine (Age-uke), cette technique ne demande aucune préparation. Rapide et efficace elle permet des interceptions d'attaques vives au visage. Avec une très bonne perception du timing et de la distance, des attaques verticales de bâton, matraques et autres peuvent être, non bloquées mais déviées avec de nombreuses possibilités de saisies, arm-lock ou simples contre-attaques simultanées.

Phase technique (exécution avec la main droite sur une attaque adverse haute du poing droit) : sans armement préalable, la main droite ouverte monte très haut vers la gauche et dévie au passage le coup adverse. Si l'action le permet, un léger déplacement simultané vers la gauche permet de sortir de la ligne d'attaque et nous offrir une plus grande panoplie de contres. Si la frappe (poing droit) de l'adversaire est circulaire, la main gauche serait plus appropriée pour l'interception mais dans ce cas, la riposte doit être, si possible, simultanée au blocage et dans tous les cas décisive car vous êtes vulnérable à des coups en succession de son poing, ou jambe gauche.

Shuto-jodan-age-uke
Développement du Shuto-jodan-age-uke
Sukui-uke
Sukui-uke
Sukui-uke

Le blocage est effectué avec la main ouverte dans la perspective de venir ramasser la jambe adverse comme si l'on puisait de l'eau avec la main. La traduction de cette technique est une « défense en cuiller » et est utilisée sur des attaques de pieds de niveau moyen. Le but est le déséquilibre de l'adversaire par soulèvement de sa jambe et existe sous deux formes. Dans un mouvement allant de l'intérieur vers l'extérieur (Uchi-sukui-uke) ou de sens inverse (Soto-sukui-uke). La technique est accompagnée d'une esquive latérale, afin de ne pas stopper brutalement le coup de pied, et permet de nombreuses ripostes simultanées à la saisie.
Attention cependant à ne pas maintenir, sans action de votre part, la jambe adverse trop longtemps car vous pourriez alors subir un revirement de situation aussi brutal qu'inattendu.

Sukui-uke
Développement du Sukui-uke

Dérivé

Morote-sukui-uke : Voir cette technique.

Tate-shuto-uke Tate-shuto-uke

Le blocage est effectué avec le sabre de la main (Shuto - arme naturelle), à partir d'une large trajectoire circulaire dont le point de départ est la hanche opposée. Dans cette forme de Shuto-uke, le poignet est fortement « cassé » et les doigts dirigés vers le ciel. L'impression première que donne cette technique est une forte poussée comme pour déplacer une lourde charge posée sur une étagère à hauteur du plexus. Quelle que soit la direction du blocage, de face ou de côté, descendez les épaules au maximum et contractez fortement les muscles sous les aisselles pour accroître la puissance. Ne tendez pas complètement le bras en fin de parcours, vous augmenteriez les tensions sur votre membre sans gain d'efficacité.
Contre une frappe de poing, l'effet est optimum sur l'articulation du coude ou le triceps (l'avant-bras étant moins « fragile »). Effectué au niveau du poignet adverse, une saisie est tout à fait envisageable avec amenée au sol via une clé de bras.

Tate-shuto-uke
Développement du Tate-shuto-uke

Cette technique se retrouve dans le 22ème mouvement du Kata Heian Sandan.

Tate-soto-uke Tate-soto-uke

Blocage effectué avec le côté externe de l'avant-bras dans un mouvement circulaire, allant de l'intérieur vers l'extérieur sur un plan horizontal. La fin de la trajectoire du poing se situe dans l'alignement des épaules à un niveau moyen. Cette technique est utilisée sur une attaque venant de côté et nécessite une bonne précision.

Tate-soto-uke
Développement du Tate-soto-uke
Teisho-uke
Teisho-uke
Teisho-uke

Le blocage est effectué avec la partie charnue de la paume de main (Teisho). Il est multidirectionnel et peut être effectué à tous les niveaux aussi bien contre des frappes de poings que de pieds. Seul le mouvement horizontal de l'intérieur vers l'extérieur est à éviter à cause de la torsion non naturelle du bras pouvant occasionner « quelques douleurs ».
La principale difficulté de la technique est liée à la souplesse du poignet. Dans la phase terminale de la technique c'est sa flexion énergique, en coup de fouet, qui va lui donner toute sa puissance. A cet instant le poignet doit être fortement plié afin de ne pas frapper initialement avec le bout des doigts. La direction de ces derniers, pointés vers le haut, la droite ou la gauche est à choisir « minutieusement » en fonction de ce qui est bloqué et de la trajectoire générale de la main. Les articulations adverses n'apprécient guère cette technique rapide et puissante. C'est dans une trajectoire horizontale (extérieur/intérieur) ou descendante qu'elle donne de meilleurs résultats.
La mobilité de la main ouverte permet d'effectuer de nombreuses ripostes après le blocage sans mettre à contribution l'autre bras. La largeur d'application étant réduite, il faut tout de même quelques années pour obtenir la précision et le timing adéquat.

Sa forme offensive est : Teisho-uchi.

Dérivés

Morote-teisho-uke : Voir cette technique.

Nagashi-teisho-uke : Ce type de Teisho-uke est effectué dans un mouvement circulaire extérieur/intérieur visant à dévier le bras adverse sans chercher à le stopper (brossage). Dès que le contact est effectué, la main qui intercepte poursuit sa route vers l'oreille opposée comme pour se donner une claque.
Un léger retrait de l'épaule arrière, permet de sortir de la ligne de frappe de Tori. Cette technique apparaît au 26ème mouvement du Kata Bassai Dai.

Teisho-age-uke : C'est un Teisho-uke effectué de bas en haut devant soi. Le point de départ se situe près de la hanche correspondante (main ouverte et paume vers le sol) puis la main remonte avec une rotation du poignet (intérieur/extérieur) sur notre axe médian pour intercepter une attaque de poing de niveau moyen ou haut. A l'impact, le poignet est fortement plié, la paume est dirigée vers le bras adverse et les doigts pointent vers l'avant. L'autre main effectue Hikite à la hanche ou en protection devant le plexus. Cette technique est utilisée dans les premiers mouvements du Kata Jitte.

Teisho-otoshi-uke : C'est un Teisho-uke effectué du haut vers le bas. C'est également un dérivé de Otoshi-uke.

Tekubi-kake-uke Tekubi-kake-uke

C'est un crochetage effectué avec le poignet (Tekubi) à un niveau moyen ou haut. Il sert essentiellement à dévier une technique de poing sans stopper sa course. Il permet de poursuivre aisément en saisie ou simplement frapper l'adversaire alors que celui-ci est encore en déplacement.
Quand l'adversaire lance son attaque, déplacez-vous légèrement vers l'extérieur de celle-ci et tendez simultanément la main vers son bras, paume vers le sol. Dès que le contact est établit, tournez vivement la main de 180° de l'intérieur vers l'extérieur et pliez fortement le poignet comme pour lui saisir le bras avec le dessus de la main puis tirer vers vous.

Cette technique est aussi connue sous le terme : Tensho.

Tekubi-kake-uke
Développement du Tekubi-kake-uke
Uchi-barai
Uchi-barai
Uchi-barai

Blocage bas (extérieur-intérieur) réalisé avec le côté interne de l'avant-bras aussi bien sur des attaques directes de poings que de pieds. Exécuté souvent à partir d'une vive rotation du corps, il permet de crocheter la jambe adverse ou de faire pivoter fortement l'attaquant sur sa jambe d'appui et ainsi, le déséquilibrer. Cette dernière forme doit être effectuée de telle façon qu'il nous présente son dos et là, l'imagination de chacun fait le reste.

Cette technique peut être faite de l'intérieur vers l'extérieur mais dans ce cas, elle est plus proche du Sukui-uke.

Uchi-barai
Développement du Uchi-barai
Uchi-uke
Uchi-uke
Uchi-uke ou (Uchi-ude-uke)

Blocage effectué avec le côté interne de l'avant-bras (Nai-wan) dans un mouvement allant de l'intérieur vers l'extérieur. Le niveau d'exécution est le plus souvent moyen et plus rarement haut. Cette technique de défense reste relativement lente aussi est-elle fréquemment exécutée à partir d'une esquive nous écartant de l'axe de frappe. Elle permet cependant de nombreuses ripostes des deux bras. Le point d'impact à privilégier est l'articulation du coude (sur blocage extérieur à l'attaque) ou du poignet. Elle peut également être utilisée contre des coups de pieds circulaires mais il faudra « rentrer dans l'attaque » pour ne pas subir toute la puissance de la technique et contrer sans attendre. La position finale, dans sa forme courante est celle du Soto-uke.

Phase technique (Uchi-uke du bras droit) : la position (décontractée) de départ est Hachiji-dachi ou Shizentai et l'attaque est Oï-zuki du poing droit.
Reculez un peu le pied gauche dans une diagonale arrière gauche pour sortir de l'axe d'attaque. Simultanément croisez (croiser, pas tendre) les bras devant vous, bras droit au-dessous de l'autre, poing serrés et paumes vers le sol. Dans cette position le bras gauche est en protection, les épaules sont basses, les aisselles contractées et pourrez profiter de l'effet ressort pour accroître la puissance du blocage. Dans un seul mouvement énergique, amenez le poing gauche en supination à la hanche gauche (Hikite) et le poing droit à hauteur de l'épaule droite (le coude servant de pivot et le bras plié à 90°) avec une rotation de l'avant-bras qui dirigera la paume de ce poing vers vous. A l'instant de l'impact, la rotation sèche des hanches vers la gauche, vous positionnera de profil et vous apportera un regain de puissance.

Uchi-uke
Développement du Uchi-uke

Dérivés

Jodan-uchi-uke : C'est un Uchi-uke effectué à un niveau haut sur une attaque de poing ou de pied (plutôt circulaire). La défense s'effectue généralement avec le corps de profil.

Morote-uchi-kakiwake : C'est un Uchi-uke double. Chaque bras exécute son Uchi-uke dirigé de l'intérieur vers l'extérieur. Cette technique peut être effectuée à un niveau moyen ou haut. Une forme est présente au 23ème mouvement du Kata Bassai Sho.

Shuto-uchi-uke : C'est un Uchi-uke effectué avec la main ouverte. Cette forme permet de nombreuses ripostes du même bras avec le sabre de main (Shuto) ou l'extrémité des doigts (Nukite - arme naturelle).

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Les Techniques doubles de défense

Il est toujours très difficile de bloquer deux attaques simultanées données par un même individu et le travail effectué en Kihon trouve rapidement ses limites sur le terrain. Les Kata Shotokan détiennent cependant de nombreuses applications de ce type et, même s'il n'est pas toujours facile d'en trouver des interprétations, le fait même qu'ils existent en si grand nombres mérite que l'on y prête la plus grande attention. Les premières apparitions se situent déjà dans les premiers mouvements des Kata de base Heian Nidan puis Sandan, Yodan et encore Godan. Les Kata avancés et supérieurs regorgent également de ces techniques doubles, aussi bien en défense qu'en attaque. Il est vrai qu'à ce stade avancé, ces deux notions n'existent plus, ou presque, pour le Karateka. La maîtrise de l'indépendance, pour ne pas parler d'autonomie, des membres est un travail de longue haleine. C'est en fait une rééducation du cerveau dont il est question et là, nous avons du mouron à nous faire. La liberté de nos membres va passer par l'entière liberté (vacuité) de notre esprit.

Awase-uke Gedan-morote-kakiwake Hasami-uke Heiko-uke Juji-uke Kakiwake-uke
Manji-uke Morote-gedan-barai Morote-sukui-uke Morote-teisho-barai Morote-teisho-uke Morote-tsukami-uke
Morote-uke Sokumen-awase-uke Teisho-awase-uke Tsukami-uke
Awase-uke

C'est une défense double. Les deux mains peuvent être utilisées pour stopper ou dévier la même attaque ou bien les deux mains interviennent indépendamment contre deux attaques simultanées. Cette appellation désigne souvent le Sokumen-awase-uke. Voir cette technique.

Gedan-morote-kakiwake
Gedan-morote-kakiwake
Gedan-morote-kakiwake

Cette Technique se retrouve dans quelques Kata tels Jion, Gankaku (à plusieurs reprises), Jitte ou Unsu.
Cette forme de « moulinets » des deux bras, exécutés simultanément ou l’un après l’autre, regorge d’applications. Il ne faut pas s’arrêter au simple terme Gedan signifiant « niveau bas » car ces balayages permettent de dévier tous types d’attaques de poings ou de pieds en rafale à différents niveaux et sur un grand angle d’action.

Hasami-uke
Hasami-uke
Hasami-uke

C’est une parade « en ciseaux » effectuée avec les deux avant-bras qui tendent à enserrer le membre adverse qui frappe. Attaque de poing, le blocage intervient au niveau du poignet de l’autre. Attaque de pied, c’est la cheville que l’on coince entre nos deux avant-bras comme dans un étau. Dans les deux cas, il s’en suit un arm-lock ou une projection. Cette technique s’effectue indifféremment les mains fermées ou ouvertes avec une petite préférence pour cette dernière, « prête à l’emploi ».

Gedan Hasami-uke
Gedan Hasami-uke
Chudan Hasami-uke
Chudan Hasami-uke

Sa forme offensive est : Hasami-zuki

Heiko-uke
Heiko-uke
Heiko-uke

Défense simultanées des deux bras sur une même ligne horizontale. Propre au corps à corps elle est destinée à intercepter des attaques circulaires doubles. La suite logique à ce type de blocage est la poursuite du mouvement en frappe double au corps adverse (Tsuki-uke des deux poings).

Sa forme offensive est : Heiko-zuki

Juji-uke
Juji-uke
Juji-uke

Ce blocage avec les mains en croix possède de nombreuses applications dont, la saisie du membre intercepté. Rapide et efficace, même contre des techniques de pied, il a cependant la fâcheuse manie de monopoliser les deux bras. De ce fait, la riposte doit être vive et précise. L'une des deux mains peut tout à fait frapper dans la continuité du blocage. Le cou, le visage ou les testicules seront des cibles de choix en fonction du niveau de l'attaque. Attention à ne pas voiler votre vision lors d'un blocage haut, l'autre pourrait profiter de cet infime moment d'inattention. Outre la technique effectuée à un niveau haut (Jodan Juji-uke) ou à un niveau bas (Gedan Juji-uke) nous retrouveront la forme mains ouvertes (Kaishu-juji-uke) et celle poings fermés (Ken-juji-uke).

Dérivés

Kaishu-juji-uke : Le Juji-uke, de niveau haut ou bas, est effectué avec les mains ouvertes, prêtes à saisir le membre bloqué ou frapper avec le sabre d'une des mains.

Jodan Kaishu-juji-uke
Développement du Jodan Kaishu-juji-uke
Gedan Kaishu-juji-uke
Gedan Kaishu-juji-uke

Ken-juji-uke : La technique est effectuée, soit Jodan, soit Gedan, avec les mains fermées prêtes à frapper en Uraken ou Tettsui-uchi. Un membre inférieur bloqué d'un bras peut, dans le même temps, être frappé de l'autre poing sur le tibia (Gedan-tate-zuki).

Jodan Ken-juji-uke
Développement du Jodan Ken-juji-uke
Gedan Ken-juji-uke
Développement du Gedan Ken-juji-uke

Yoko-juji-uke : la technique est effectuée sur le côté.

Kakiwake-uke Kakiwake-uke

Ce blocage est exécuté simultanément avec la partie externe des deux avant-bras. Nécessitant de la puissance, il est généralement effectué à hauteur de buste. Il profite alors de toute la force du ventre (Hara). Sur une saisie double au col et de face, le principe est de faire passer les deux mains/poings entre les bras adverses et les écarter, avec force, en poussant vers l'extérieur. Les coudes restent toujours dirigés vers le sol. La technique sera d'autant plus efficace si la montée des poings est rapide et effectuée avant la saisie complète au cou. Il est également possible de se défaire d'une saisie arrière au corps avec le Kakiwake-uke.

Phase technique : Montez rapidement les deux poings en croisant les bras devant vous, paumes vers vous. Ecartez les bras avec force tout en exécutant une rotation des poignets vers l'extérieur. Attention à ne pas lever les coudes ni les épaules et de ne pas pousser au-delà de ces dernières. Un écartement sommaire est souvent suffisant pour agir efficacement. La puissance développée est due, d'une part à la rotation des poignets et, d'autre part, à une exécution très proche du Hara (centre énergétique).

Dérivés

Gedan-kakiwake-uke : La technique est effectuée simultanément des deux côtés à un niveau bas. Cette technique est utilisée dans les premiers mouvements du Kata Jitte.

Ken-kakiwake-uke : La technique est effectuée avec les poings fermés.

Shuto-kakiwake-uke : La technique est effectuée avec les mains ouvertes.

Manji-uke
Manji-uke en Ko-kutsu-dachi
Manji-uke

Cette défense est utilisée pour contrer 2 attaques simultanées ; l'une venant de face à un niveau bas (Exemple : Mae-geri) et l'autre provenant de derrière au niveau du visage. Un bras exécute Gedan-barai pour bloquer l'attaque basse tandis que l'autre réalise Jodan-uchi-uke vers l'arrière. Le corps de profil permet une meilleure absorption des chocs simultanés. Le ventre doit être très fort, les aisselles bien contractées et les épaules basse. Afin d'améliorer l'équilibre et la stabilité, il faut descendre son centre de gravité. Cette technique apparaît dans de nombreux Kata aussi bien en Heisoku-dachi (Bassai-dai) qu'en Ko-kutsu-dachi (Heian Godan).

Dérivé

Kasui-ken : Double blocage, un bras effectue Gedan-barai vers l'avant tandis que l'autre fait Uchi-uke à un niveau moyen et vers l'arrière. Cette technique se retrouve dans le Kata Kanku Sho.

Morote-gedan-barai
Morote-gedan-barai
Morote-gedan-barai

C'est un Gedan-barai effectué avec les deux poings allant dans la même direction.

Morote-sukui-uke
Morote-sukui-uke
Morote-sukui-uke

Cette forme de blocage est accompagnée de la contre-attaque. Il vise, à partir d'une attaque de pied de niveau moyen, à déstabiliser l'adversaire pour le faire éventuellement basculer vers l'arrière. Une main exécute Sukui-uke de l'extérieur vers l'intérieur et de bas en haut au niveau de la cheville, et termine son action en soulevant, tandis que l'autre, en « gueule de tigre » (Hirabasami - arme naturelle), plaque le genou en poussant vers l'arrière et le bas. La jambe de l'adversaire, ainsi prise dans un mouvement de tenailles, limite fortement ses possibilités de mouvement. Il est alors facile de le déséquilibrer en accentuant la pression des deux mains. La synchronisation entre les deux actions est essentielle. Une Frappe du pied sur la jambe d'appui ou le bas ventre adverse est une possibilité de contre avant sa chute.

Morote-teisho-barai Morote-teisho-barai

Balayage bas renforcé, mains ouvertes l'une sur l'autre. Dans un mouvement allant de l'intérieur vers l'extérieur, une main balaye avec la partie charnue de la paume (arme naturelle - Teisho) un coup de pied direct de niveau moyen ou au bas-ventre et l'autre renforce ce dégagement par sa poussée sur le dos de la main qui intercepte. Cette technique est présente au 1er mouvement du Kata Bassai Sho.

Morote-teisho-barai
Développement du Morote-teisho-barai
Morote-teisho-uke Morote-teisho-uke

Double Teisho-uke effectué de chaque côté du corps. Les bras sont pratiquement tendus et donnent l'impression d'écarter « les murs ». Le Kata Unsu utilise cette technique dans ses premiers mouvements.

Morote-tsukami-uke Morote-tsukami-uke

Cette défense, contre une attaque de poing de niveau moyen, monopolise les deux mains. La main avancée exécute un balayage au niveau du coude adverse tandis que la main arrière saisie ou crochète simplement son poignet. L'ensemble s'effectue en un mouvement circulaire de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas accompagnée d'une forte poussée des hanches (dans le même sens). Le déséquilibre de l'adversaire peut être effectué à partir d'une poussée vers l'arrière et le bas si son déplacement est arrivé en fin de course ou simplement en le tirant vers l'avant et le bas. L'adversaire, n'étant pas stoppé dans son déplacement mais « forcé » à le poursuivre sera amené au sol sans effort. Les deux mains produisant des contraintes antinomiques sur son bras (l'une pousse sur le coude et l'autre tire en sens inverse), amorcent une clé de bras.

Morote-uke
Morote-uke
Morote-uke (ou Morote-uchi-uke)

Blocage de type Uchi-uke renforcé de l'autre poing. Dans un mouvement circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur, un bras exécute Uchi-uke pendant que le second, main ouverte ou fermée et positionnée verticalement sur le côté interne de l'avant-bras (juste au-dessus du coude), vient en renforcement du blocage.
Une riposte rapide de type Ura-zuki, effectuée avec le bras qui intercepte peut suivre le blocage. En fait Morote-uke est une ouverture vers une très large variété de contres plus rapide et surprenant les uns que les autres.

Dérivé

Jodan-morote-uke : Défense renforcée des avant-bras à un niveau haut (Jodan).

Sokumen-awase-uke
Sokumen-awase-uke
Sokumen-awase-uke

Blocage ou balayage haut renforcé, mains ouvertes l'une sur l'autre. Dans un mouvement allant de l'extérieur vers l'intérieur et de bas en haut, une main bloque devant soi avec la partie charnue de la paume (arme naturelle - Teisho) un coup de poing direct au visage et l'autre renforce cette action par sa poussée sur le dos de la main qui intercepte. Cette technique est présente au 2ème mouvement du Kata Bassai Sho.

Teisho-awase-uke
Teisho-awase-uke
Teisho-awase-uke

Blocage mains ouvertes au niveau bas en poussant vers le sol avec les deux poignets collés et les doigts dirigés vers l'extérieur, formant une fourche. Effectué sur le genou adverse en avançant sur sa technique de pied, il est destiné à stopper net la montée de la jambe. L'interception au niveau de la cheville, moins spectaculaire, nous positionne assez loin de l'adversaire et donc diminue fortement nos possibilités de contre. Cette technique se retrouve dans le dernier mouvement du Kata Hangetsu.

Tsukami-uke Tsukami-uke

Après un blocage de type Shuto-uke, la main va poursuivre son action par une saisie (Tsukami) du poignet ou du bras adverse tandis que l'autre va venir en renfort sur notre propre bras pour tirer ou déstabiliser l'adversaire en l'amenant vers le sol. Une forme de cette technique est utilisée au 19ème mouvement du Kata Bassai Dai.

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Les Techniques simples de frappe (poing)

Toutes les techniques de base possèdent de nombreux dérivés en fonction de la partie qui frappe, souvent en relation avec les armes naturelles du corps humain (voir cette page) mais également en fonction de la direction, de la hauteur, de la façon dont elle est donnée et de la zone visée.

Dommage, vous n'aurez donc pas ici toute la panoplie du « parfait petit karateka ». Cependant de nombreuses techniques de base sont décortiquées et, je l'espère en tout cas, que les explications et remarques seront suffisantes pour en comprendre le mécanisme.

Important : aucun livre, aucune lecture ni vidéo ne remplacera l'étude et la pratique au sein d'un Dojo.

Age-zuki Choku-zuki Empi-uchi Furi-zuki Gyaku-zuki Haishu-uchi
Haito-uchi Hiraken-zuki Kagi-zuki Kakuto-uchi Keito-uchi Kizami-zuki
Koken-uchi Maete-zuki Mawashi-zuki Nagashi-zuki Nukite Oï-zuki
Sanbon-zuki Seiryuto-uchi Shuto-uchi Sokumen-gyaku-zuki Tate-zuki Teisho-uchi
Tettsui-uchi Uraken Ura-zuki
Age-zuki Age-zuki

C'est un coup de poing remontant sur une trajectoire circulaire. La cible visée est le menton de l'adversaire et la partie frappante, le dessus du poing (Uraken - arme naturelle). Le départ de la technique se situe approximativement au niveau des hanches, le bras est légèrement replié et le poing en supination. Rapidement ce dernier remonte vers le menton en effectuant une rotation de 180° pour se trouver en pronation au moment de l'impact. Rapide, efficace, il s'effectue le plus souvent en contre. Le défaut majeur, retrouvé chez beaucoup de pratiquants, est l'exécution avec la remontée des épaules, donc une perte importante d'énergie. Comme dans toutes les techniques de bras, la contraction des aisselles, donc abaissement des épaules, participe largement à l'accroissement de la puissance.

Choku-zuki Choku-zuki

C'est LE coup de poing fondamental du Karateka. Effectué sur place, il est rapide, puissant et difficilement « détournable » (via un blocage).

Techniquement, le poing (en supination) part de la hanche et se dirige vers la cible en une trajectoire rectiligne. Pendant son parcours, il décrira une rotation de 180° pour se trouver en pronation au moment de l'impact. Ce simple mouvement de poignet va donner au poing un plus grand pouvoir de pénétration et un « coup de pouce » à sa vitesse. L'autre main suivra le parcours inverse pour effectuer Hikite et éventuellement pour réarmer un autre coup en succession, puis un autre, puis...
L'Hikite n'apporte pas d'énergie supplémentaire mais favorise la vitesse de déplacement de l'autre bras en créant un couple de force dont l'axe serait la colonne vertébrale (elle s'ajoute à celle créée par la rotation du poignet durant la trajectoire). Cet effet rappelle le tambourin d'Okinawa où les deux petites masses, entraînées par la rotation, frappent en même temps les deux faces du tambourin.

Cette technique est simple, sobre, et nous vient directement du Tode (devenu Karate-do), obnubilé par sa recherche d'une conclusion rapide du combat. Cette conception sera encore amplifiée par son arrivée au Japon et le développement au sein des universités où le temps passé ici était relativement court et nécessitait une progression rapide et « scientifique ».

Le Choku-zuki est un excellent moyen de développer tous les fondements propres aux techniques de frappe des poings/mains et rechercher l'efficacité maximum dans le « coup mortel unique » (Chi-mei). L'objectif serait donc la recherche de l'énergie maximale dans un temps très court (explosion), sur une surface la plus faible possible (pression maximale) en utilisant une de nos armes naturelles. D'autre part, le passage rapide des états de « décontraction/contraction/décontraction » demandent de nombreuses années de pratiques et cet exercice, épuré de tout déplacement et effectué alternativement à droite puis à gauche, permet d'en comprendre les rouages et maîtriser son corps, sa respiration, son Kime.

Quelques points importants sont à surveiller pendant l'exécution :

Veillez à l'alignement du poing et de l'avant-bras (pas de poing « cassé »).
Le buste doit rester droit à toutes les étapes de la technique.
Le ventre reste sous-tension, prêt à faire exploser la technique.
Frapper la cible présumée avec les Kentos seuls ou éventuellement Nakadaka-Ippon-ken.
Le poing doit frapper sur l'axe vertical passant par le nez, et le buste reste de face.
Le coude ne doit pas s'élever sur le côté pendant l'exécution. La puissance perdrait énormément de son potentiel.
Les épaules restent basses comme attirées par le sol et ne s'avancent pas vers la cible lors de la frappe.
Stopper net le poing un peu avant le point d'impact présumé.
A l'impact, le corps entier est contracté et se relâche immédiatement après, pour l'éventuelle nouvelle séquence. Ne pas oublier un des fondements : « énergie maximale en un temps minimal ».

Empi-uchi

Se référer à la Technique.

Furi-zuki

C'est une forme d'Uraken dont le mouvement circulaire est fortement exagéré.

Gyaku-zuki
Gyaku-zuki en Fudo-dachi
Gyaku-zuki

Coup de poing direct, en poursuite ou sur place, donné du poing opposé à la jambe avancée. Cette technique est tout à fait appropriée pour une contre-attaque. Elle suit directement le blocage ou est donnée simultanément. Rapide et puissante, la frappe n'est interceptée que difficilement. Pas qu'elle soit imprévisible, se serait plutôt le contraire, mais l'angle d'attaque ne permet pas toujours d'intervenir prestement.
Le coup direct, sans technique préalable, peut surprendre, mais c'est de toute façon une attaque de face et n'a que peu de chance de marquer.
La puissance du Gyaku-zuki est produite grâce à deux points essentiels. D'une part, la position étant déjà prise, la stabilité est grande et d'autre part, la rotation des hanches permet une bonne transmission de la puissance du ventre vers le poing. La tension de la jambe arrière, effectuée au moment de l'impact, augmente encore son efficacité. Ventre fort, épaules basses, hanches parallèles au sol, buste droit et contraction des aisselles en phase finale sont d'autres points à respecter.
« Allonger » un Gyaku-zuki est tout à fait possible en fléchissant fortement les genoux et en poussant les hanches vers l'avant mais ce sera au détriment de la puissance.
La position Zen-kutsu-dachi est très bien pour comprendre et perfectionner son Gyaku-zuki. L'Hikite est fait en ramenant l'autre poing à la hanche pour les débutants ou à différents endroits, main ouverte ou fermée, pour les confirmés.

Comme toute technique, celle-ci n'est pas une fin en soi, elle est la continuité de la précédente et prépare la suivante. Ne soyez donc pas « prisonnier » de votre geste, décontractez-vous très rapidement après le coup, détendez votre esprit...

Gyaku-zuki
Développement du Gyaku-zuki
Haishu-uchi
Haishu-uchi en Kiba-dachi
Haishu-uchi

Coup frappé du dos de la main ouverte (Haishu - arme naturelle). Les doigts sont tendus et bien serrés les uns contre les autres, pouce y compris. Cette technique s'effectue toujours dans un mouvement circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur. Le visage reste une cible à privilégier, cependant, les flancs ou l'intérieur des cuisses (en mouvement fouetté) peut avoir de « bons effets ». Comme Tsuki-uke, la frappe au visage, simultanée à un blocage du bras sur attaque moyenne, est tout à fait réalisable.

Sa forme défensive est : Haishu-uke

Haito-uchi Haito-uchi

Frappe effectuée avec la partie interne de la main ouverte (Haito - arme naturelle), côté pouce. Ce dernier doit être parfaitement collé à l'os métacarpien de l'index.
Comme pour sa version défensive (Haito-uke) nous retrouverons les deux formes d'exécution : la forme « scolaire » longue et la forme courte et rapide pour les confirmés. La vitesse de cette seconde forme permet de passer de nombreuses gardes et d'assener des frappes directes au visage ou au cou.
La version longue n'est à utiliser qu'en contre-attaque après blocage ou saisie lorsque vous êtes positionné à l'extérieur de la ligne d'attaque (l'adversaire vous montre son côté ou son dos).

Pour les grandes trajectoires de cette technique, (la frappe remplaçant le blocage) voir les remarques de Haito-uke.

Haito-uchi
Développement du Haito-uchi

Sa forme défensive est : Haito-uke.

Hiraken-zuki
Hiraken-zuki
Hiraken-zuki

Technique de frappe avec le poing dit « à une phalange » ou « poing plat » (arme naturelle). Ce type de frappe nécessite un entraînement spécifique.

Kagi-zuki
Kagi-zuki en Kiba-dachi
Kagi-zuki

Coup de poing en crochet. Cette technique est particulièrement utilisée en corps à corps car l'attaque reste très proche et latérale par rapport à l'adversaire. Contrairement au Sokumen-gyaku-zuki, dont il est très proche, le poing ne dépasse pas le côté du corps. Dans sa position finale, le poing est légèrement en dessous du niveau du coude, donnant à l'avant-bras une légère pente descendante. Il est dit que l'avant-bras doit être dans la position de « l’eau qui coule » (Mizu-nagare-no-kamae). Ce nom évoque une goutte d'eau placée sur le coude qui coulerait lentement vers le poing. Le coude n'est jamais inférieur au poing et le poing n'est jamais trop bas, sinon la goutte d'eau coulerait rapidement vers le bas. Le poignet et le poing sont droits, pas pliés en haut ou en bas, et suit la ligne du bras. L'avant-bras est à la distance d'un poing de la poitrine et parallèle à la ligne de mouvement. Les épaules sont basses et les abdominaux et muscles des aisselles sont fortement contractés afin d'amplifier la puissance de frappe. Nous retrouvons cette technique dans les troisième et sixième mouvements du Kata Heian Godan.

Kakuto-uchi

Frappe effectuée avec le dessus du poignet plié. Koken-uchi est son autre appellation (voir cette technique).

Keito-uchi
Keito-uchi
Keito-uchi

La frappe est effectuée avec la base du pouce et sa première phalange (Keito ou « crête de coq » - arme naturelle). Cette technique n'est pas très facile d'utilisation car la position du poignet, très fortement cassé, n'est pas facile à positionner rapidement. Les remarques faites sur sa version défensive (Keito-uke) lui conviennent également.

Kizami-zuki Kizami-zuki

Coup donné du poing avant (même côté que la jambe avancée), sur place ou en glissant. Il est souvent effectué simultanément à une esquive du buste sur attaque adverse de poing ou de pied donnée sur l'axe médian.
En coup direct, il vaut mieux garder son autre main en protection devant le sternum ou le côté exposé car, même si cette technique est rapide et assez surprenante, nous ne sommes pas à l'abri d'un contre en Sen-no-sen.
Le visage est souvent la cible visée mais rien ne nous empêche de descendre un peu au niveau du cou ou du plexus si ce dernier est découvert. Dans la phase finale de la technique, le buste est complètement de profil.

Kizami-zuki
Développement du Kizami-zuki
Koken-uchi
Koken-uchi en Fudo-dachi
Koken-uchi (ou Kakuto-uchi)

Frappe effectuée avec le dessus du poignet plié (Koken - arme naturelle). L'attaque est exécutée dans un mouvement circulaire ascendant ou horizontal (intérieur/extérieur). De nombreux points du visage servent de cible de prédilection mais la dureté de la partie frappante et la puissance développée permet de l'utiliser un peu partout. Comme pour sa forme défensive (Koken-uke), la principale difficulté de la technique est liée à la souplesse du poignet puisque celui-ci doit être fortement plié au moment de l'impact. Attention aussi à ne pas soulever l'épaule lors de l'impulsion.

Maete-zuki Maete-zuki

Coup donné du poing avant (même côté que la jambe avancée), sur place ou en glissant. Cette technique, contrairement au Kizami-zuki, est donnée avec le buste encore de face. Il est souvent effectué avec le même bras ayant effectué un blocage de type Soto-uke ou Uchi-uke ou après une esquive par déplacement latéral de la jambe arrière. Ce n'est pas une technique à donner en coup direct car la surface « donnée en pâture » à l'adversaire est trop importante. Le visage est souvent la cible visée mais rien ne nous empêche de frapper les côtes flottantes et avec un peu d'expérience, les zones intercostales à partir de frappe à une phalange (Nakadaka-Ippon-ken ou Ippon-ken).

Maete-zuki
Développement du Maete-zuki

Dérivés

Nagashi-zuki : Voir cette technique.

Tobikomi-zuki : De « Tobi » : faire un saut, « Komi » : entrer et « Tsuki » : coup de poing. Coup de poing de face en bondissant sur l'adversaire. Cette technique est exécutée à un niveau haut ou moyen. Nous pouvons en trouver une forme dans les premiers mouvements du Kata Empi.

Mawashi-zuki Mawashi-zuki

Coup de poing circulaire visant le côté d'un adversaire situé devant nous. Les tempes, les oreilles ou la mâchoire pour une frappe haute, ce qui est le plus fréquent, et les côtes, le foie ou les reins pour une frappe plus basse. Cette technique est très courante dans les combats de rue, peut-être à cause des coups au visage portés par les boxeurs. La trajectoire circulaire du poing en fait une « arme » de combat rapproché ou à mi-distance. Ce n'est pas une technique extrêmement difficile à contrer mais la vitesse des coups répétés et la puissance développée par certaines personnes habituées peuvent déstabiliser.
De nombreux points sont à surveiller pour une exécution correcte du Mawashi-zuki. La première est de veiller à ne pas frapper avec les têtes de phalange de l'annulaire et de l'auriculaire. Beaucoup de poings cassés s'en souviennent et préfèrent, à partir d'une même trajectoire, cogner avec Hei-ken (intérieur du poing fermé).
Lors de la frappe, l'épaule doit lutter contre son élévation naturelle due à la rotation du corps et montée du coude juste avant l'impact. Le poing en règle générale, partant de la hanche (ou de là où il est, pour les confirmés) exécute une rotation de 180° pour parvenir en pronation sur la cible choisit. Le coup, lancé par la hanche, est accompagné par la rotation du buste qui s'arrête au ¾. Les abdominaux et muscles des aisselles sont fortement contractés afin d'amplifier la puissance de frappe.

Mawashi-zuki
Développement du Mawashi-zuki
Nagashi-zuki Nagashi-zuki

C'est une forme de Maete-zuki exécuté avec une esquive du corps juste avant l'impact. Cette technique profite largement de la vitesse de déplacement puis de l'avancée de la hanche qui lui donne l'allonge et la puissance finale. La frappe du poing est destinée au visage et la rotation du buste au tout dernier moment permet de déjouer un éventuel contre adverse.

Nagashi-zuki
Développement du Nagashi-zuki
Nukite
Nukite
Nukite

Coup direct effectué avec le bout des doigts (Nukite - arme naturelle). Comme de nombreuses techniques, pas forcément simples à utiliser mais très efficaces, la pique des doigts apparait dans de nombreux Kata, modernes ou anciens. La faible surface de frappe et les parties sensibles visées fournissent à cette frappe des effets redoutables. Cependant, le travail en Kihon, seul ou à plusieurs, ne permet pas d'en comprendre les principes, pourtant essentiels.
La précision est indispensable pour atteindre, à coup sûr, les points vitaux ou du moins les zones sensibles. Première difficulté car leurs emplacements précis ne sont que très peu étudiés dans la plupart des clubs.
La trajectoire a également un rôle important à jouer. Les attaques au plexus solaire, très représentées dans les Kata, ne sont pas si simples. Comme toutes les parties très innervées du corps humain, il est protégé des agressions externes. Profondément enfouit et protégé par les abdominaux (grand droit supérieur) il est accessible à la base du sternum en un mouvement légèrement remontant et la surface de frappe est relativement petite pour une action rapide et puissante. Un grand nombre de ces points nécessite des angles d'action particuliers.
La résistance des doigts doit aussi être éprouvée. Ne casse pas des tuiles ou des briques avec cette partie qui veut. D'ailleurs les premiers contacts sur cibles « molles » jettent déjà quelques doutes sur nos possibilités. Une longue préparation est nécessaire pour obtenir des doigts « en béton » afin de ne pas craindre des traumatismes handicapants à vie.
La position des doigts n'est que rarement naturelle. Le majeur de la plupart d'entre nous est, comme son nom l'indique, plus long que les autres doigts. Si nous n'y prenons garde c'est donc lui qui subira toute la pression fourni par la force de frappe et elle peut être ENORME. Attention donc à « lisser » l'extrémité des doigts pour les avoir toutes sur un même plan.

Dérivés

Gohon-nukite : Frappe à partir de l'extrémité des cinq doigts alignés sur un même plan.

Ippon-nukite : Frappe d'une pique à un seul doigt. C'est une des formes la plus sure pour toucher les points vitaux avec précision. La seule difficulté... est de les connaître. Les trois autres doigts, parfaitement serrés, viennent en renforcement de l'index.

Nihon-nukite : Frappe d'une pique à deux doigts en fourchette. La première application qui vient à l'esprit est la frappe aux yeux. Redoutable peut-être, mais nécessite une bonne précision car le lobe oculaire est assez étroit et les os du visage sont « à fleur de peau ». La pique à deux doigts n'est pas uniquement sous cette forme. Le pouce et l'index ou le pouce et le majeur en pince en sont également des représentations plus solides pour un usage identique. Une autre disposition est la fourchette formée de l'index-majeur réunis et annulaire-auriculaire joints. Il est vrai que la maîtrise de cette dernière n'est pas aisée pour tout le monde car le petit doigt a des tendances à l'autonomie.

Yohon-nukite : Frappe d'une pique à quatre doigts. L'appellation « Nukite » simple correspond à cette forme.

Oï-zuki
Oï-zuki en Zen-kutsu-dachi
Oï-zuki

Attaque directe du poing donné à partir d'un déplacement vers l'avant. Le poing qui frappe est celui du même côté que la jambe avancée. Cette technique fait partie des fondamentaux du Karate-do.
L'efficacité de cette attaque est directement liée au déplacement qui l'accompagne et de nombreuses années de travail et d'études personnelles seront nécessaires pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Je vous conseille fortement de consulter le paragraphe traitant du déplacement en Zen-kutsu-dachi, de nombreux principes y sont développés. C'est d'ailleurs à partir de cette position que sont effectués l'apprentissage et le perfectionnement du Oï-zuki. Qui peux le plus, peu le moins.

Travailler Oï-zuki, permet de saisir l'essence même de toutes les techniques de notre chère discipline. Sa puissance, sa force de pénétration en fait une technique exceptionnelle et plus votre position sera basse, et plus les principes fondamentaux vous apparaîtrons. Il sera toujours temps, plus tard, de travailler à partir de positions plus hautes.
Autant que les bras peuvent être rapides, autant les jambes sont « lentes » à se mouvoir. Comme la technique est liée au déplacement, elle est relativement lente et très souvent contrée dès son origine. Vitesse, tactique et timing seront donc les bases de l'apprentissage.

La vitesse est essentiellement celle du déplacement. Elle devra être suffisante pour surprendre l'adversaire, ne pas lui donner le temps de peaufiner sa défense. La première des choses à ne pas faire est de « téléphoner » son départ. Rester impassible, détendu (pas de tic, crispation, déplacement d'orteils, recul de poing, regard oscillant...) jusqu'à l'explosion. A ce moment, pas de retenue, vous partez d'un bloc avec la forte intention de « pénétrer la forteresse ». Comme vu à la page du déplacement, le ventre, les hanches et la respiration sont les éléments clés qu'il faudra apprivoiser, coordonner.

La tactique va intervenir dans le moment de décision. L'instant, peut-être unique, où la disposition de l'autre va faiblir (distraction, replacement, contraction, inspiration visible...). Hors travail en Kihon, si cet instant n'existe pas, il faudra peut-être le créer.

Le timing intègre de nombreuses notions. Pas de perte de temps, il faut aller à l'essentiel (et l'essentiel... c'est le principal). Le temps n'est pas le seul concept intégré au timing. Nous aurons l'instant choisit de l'attaque et l'objectif bien sûr, mais également une coordination parfaite de tous les éléments corporels mis en action. L'arrivée du poing devra intervenir à l'instant précis ou la position devient stable (petite subtilité : « devient » et non « est »), à la fraction de seconde où le corps se contracte totalement pour faire Kime. Frapper avant ou après équivaut à se passer de la puissance du corps, de celle donnée par la vitesse de déplacement, de celle fournie par les éléments extérieurs comme le sol par exemple.
Ne pas oublier que les jambes sont plus lentes que les bras et si l'ensemble doit se « figer » à l'instant T, il faut que l'action des bras intervienne après l'explosion du déplacement et avant la pose du pied. Le problème est posé et chacun devra y répondre en fonction de ses propres dispositions du moment (changeantes comme il se doit, par minute, par heure, par année, par décennie).

Le poing, en supination au démarrage, suit une trajectoire rectiligne, pivote de 180° durant le dernier tiers de son parcours pour se retrouver en pronation à l'impact, Kentos sur la cible présumée. Le bras ne sera pas complètement tendu (protection de l'articulation du coude) et, éventuellement, sous l'action de l'avancée de l'épaule, le buste peut être très légèrement en avant pour « appuyer » le coup. L'autre poing fera Hikite.
Pendant le déplacement, la colonne vertébrale reste verticale (respect de l'équilibre et de la mobilité) et les hanches, toujours de face, suivent une trajectoire rectiligne (pas de mouvement ondulatoire vertical ou/et latéral).

Oï-zuki reste donc une technique difficile à placer. Cependant après un coup de pied direct (Mae-geri), c'est une suite « logique » et déstabilisante pour un adversaire qui bloque en reculant. Cette suite de coups frappés pied/poing se nomme Kette-jun-zuki.

Dérivé

Tobikonde-oï-zuki : C'est une attaque longue du poing arrière effectuée après un bond vers l'adversaire pour couvrir la grande distance nous séparant de lui.

Sanbon-zuki

C'est une suite de trois coups de poings effectuée dans la réalisation d'un Sanbon-kumite (Assaut conventionnel sur trois pas).

Seiryuto-uchi
Seiryuto-uchi
Seiryuto-uchi

Frappe effectuée avec la partie « osseuse » à la base du sabre de main. Cette partie de la main ne nécessitant pas de renforcement particulier, les attaques peuvent visées toutes les parties du corps, jambes en action y compris.
Comme tous les mouvements fouettés du poignet, la souplesse de ce dernier est primordiale. L'efficacité de ce type de technique, d'amplitude réduite, est directement liée à la vitesse.
Les remarques faites sur sa forme défensive (Seiryuto-uke) s'appliques également à cette version.

Seiryuto-uchi
Développement du Seiryuto-uchi
Shuto-uchi
Shuto-uchi
Shuto-uchi

Coup frappé avec le sabre (tranchant) de la main (Shuto - arme naturelle). C'est une technique redoutable, qui, effectuée dans les règles de l'art est capable de bien des « miracles ». C'est une des armes favorite du Karateka. Comme son nom l'indique (sabre de main), la frappe est donnée avec le sentiment de couper l'adversaire.
Contrairement à son équivalent en défense (Shuto-uke), le bras sera pratiquement tendu afin d'aller « cueillir » l'adversaire en conservant une marge de sécurité pour sa propre protection. La puissance développée est directement liée à la trajectoire longue et circulaire de la main qui favorise une accélération quasi constante jusqu'à l'objectif. Ce dernier peut être situé sur l'ensemble du corps mais certaines régions seront plus sensibles à ce type de frappe que d'autres. Le cou en général, sur toute sa périphérie, reste une zone de frappe dangereuse car le contrôle de la technique étant difficile pour un jeune pratiquant, des dommages irréversibles sont à craindre. Le visage possède aussi des points tout aussi délicats. Vitesse et faible surface de frappe contribuent à son efficacité. La phase technique de sa forme défensive (Shuto-uke) est sensiblement identique. Vous pouvez donc vous y référer.

L'amplitude du mouvement peut, chez certains experts, être réduite à son minimum. La main, lancée en coup direct, donne toute son efficacité dans la sécheresse de sa rotation finale juste avant l'impact. Comme toutes les techniques « abrégées », la maîtrise du Kime est nécessaire.

Les coups portés peuvent être « fouettés » « brossés » ou « appuyés » en fonction du résultat visé. Attention cependant à la disposition des doigts car il est très facile de leurs faire subir une grande partie de l'onde de choc provoqué par le contact violent. Ils doivent être joins, bien serrés et surtout ne pas être utilisés pour la frappe.

Shuto-uchi
Développement du Shuto-uchi

Dérivés

Mawashi-shuto-uchi : Frappe utilisant le tranchant externe de la main (Shuto) et exécutée à partir d'un large mouvement circulaire allant de l'intérieur vers l'extérieur.

Soto-shuto-uchi : C'est un Shuto-uchi effectué de l'extérieur vers l'intérieur. Le point de départ de la main se situe sur le côté, plus ou moins éloigné du corps, en fonction de la maturité du Karateka. Le mouvement général suit une spirale qui va donner à la technique, vitesse et puissance.

Schématiquement (effectué de la main droite) : Vous êtes en garde à droite, mains ouvertes et la main droite légèrement devant l'autre. Tirer la main droite, vers l'épaule correspondante avec un léger recul de la hanche droite et une rotation (horaire) du poignet d'environ 180°. Propulsez la hanche droite vers l'avant qui va catapulter la main vers la cible en une trajectoire courbe. A partir de ce moment, le poignet pivote en direction inverse (antihoraire) tandis que la main poursuit sa course. Juste avant l'impact, fin de rotation du poignet en un mouvement sec qui va amener la main, paume vers le ciel, sur son but. Le corps est pratiquement de profil. Ce moment correspond à la libération de toute votre énergie (Kime).

Shuto-uchi
Développement du Shuto-uchi
Sokumen-gyaku-zuki
Sokumen-gyaku-zuki en Kiba-dachi
Sokumen-gyaku-zuki

C'est un Gyaku-zuki effectué à partir d'une position complètement de profil par rapport à l'adversaire. Contrairement au Kagi-zuki, le bras est complètement tendu. Nous retrouvons cette technique dans les deuxième et cinquième mouvements du Kata Heian Godan.

Tate-zuki Tate-zuki

Cette variante du Choku-zuki est destinée au combat à distance de poing, sans déplacement préalable.
Partant de la hanche en supination, le poing ne va effectuer qu'un ¼ de tour pendant son trajet pour frapper en position verticale. En technique remontante, attention à ne pas frapper avec les têtes de phalange de l'annulaire et de l'auriculaire. Ces deux doigts restent « sensibles » aux chocs.

Tate-zuki
Développement du Tate-zuki
Teisho-uchi
Teisho-uchi
Teisho-uchi

Coup frappé avec le talon de la paume de main. Cette arme naturelle (Teisho) est très résistante et donne, en frappe, de bien meilleurs résultats que le poing fermé. Toutes les parties du corps peuvent être percutées sans trop de risque pour la main.
La difficulté majeure de la technique est liée à la souplesse du poignet. Les remarques faites à ce sujet sur sa forme défensive (Teisho-uke) est également valable. Le positionnement des doigts doit être en adéquation avec le mouvement circulaire ou en estoc et la cible visée.
Les coups portés au visage sont particulièrement destructeurs, voire mortel. Attention à ne pas utiliser cette technique de façon inconsidérée. Le poignet, le coude ou les genoux adverses seront des cibles de choix. Des applications innombrables lui sont dédiées en poussées, frictions, pressions en plus des frappes multidirectionnelles.

Tettsui-uchi
Tettsui-uchi
Tettsui-uchi

De Tettsui (arme naturelle) traduit pas « marteau de fer ». C'est une frappe, multidirectionnelle, très puissante où la main est utilisée comme un marteau.

Tettsui-uchi
Développement du Tettsui-uchi

Dérivé

Morote-tettsui-uchi : Double Tettsui-uchi simultanés. Cette technique est utilisée au 24ème mouvement du Kata Bassai Dai. La frappe est effectuée au niveau des flancs.

Uraken
Uraken-uchi
Uraken-uchi

Plus couramment appelé Uraken, c'est un coup de poing indirect fouetté, effectué avec la partie supérieure des têtes de phalanges de l'index et du majeur (Kentos). Le bras est utilisé comme un fouet pour frapper du revers de poing. C'est une technique rapide et efficace qui trouve de nombreuses zones d'application. Le visage est tout de même la cible de prédilection. Uraken peut être effectué dans toutes les directions en mouvement fouetté ou frappé.

Phase technique (Uraken sur un plan horizontal) : Dans la préparation de la technique, le bras est plié et le poing se situe devant vous, paume vers le bas. Telle la badine, le bras est propulsé vers la cible en un mouvement fouetté pour repartir aussi vite, voire plus, après la touche et revenir à son point de départ. Durant sa trajectoire, le poing va réaliser un ¼ de tour et juste avant l'impact, le poignet va lui-même effectué un mouvement fouetté, augmentant encore la vitesse d'exécution.

Uraken-uchi
Développement du Uraken-uchi

Dérivés

Tate-uraken-uchi : Uraken effectué sur un plan vertical. Souvent effectué de haut en bas comme dans le Kata Heian Sandan, il peut aussi être fait de bas en haut.

Seiken-mawashi-uchi : Uraken effectué sur un plan horizontal allant de l'extérieur vers l'intérieur.

Uraken-shomen-uchi : Uraken visant la tête (Shomen).

Yoko-uraken-uchi : Uraken effectué sur un plan horizontal allant de l'intérieur vers l'extérieur.

Ura-zuki Ura-zuki

Cette variante du Choku-zuki est apparentée à « l'Uppercut ». Elle est essentiellement utilisée en combat rapproché ou la distance de frappe reste courte et ne permet pas d'effectuer une rotation correcte du poing avant l'impact. Techniquement, le poing part de la hanche en supination et reste dans cette position jusqu'à son objectif.
La puissance moindre de cette technique nécessite souvent des coups répétés sur les flancs de l'adversaire. Le foie ou les reins peuvent être alors les cibles de choix de cette technique. Le poing à une phalange (voir les armes naturelles de la main) permet d'augmenter largement son efficacité. Si l'Ura-zuki est donné au menton ou au visage, ses effets peuvent être alors assez dévastateurs.

Ura-zuki
Développement du Ura-zuki

Dérivé

Morote-ura-zuki : Voir cette Technique.

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Les Techniques doubles de frappe (poing)

Autant les blocages doubles sont difficiles à réaliser, autant les frappes doubles sont relativement simples.
La monopolisation des deux mains n'est cependant pas anodine. Un déplacement latéral de l'adversaire lui permet de sortir de la ligne d'attaque et contrer sans que l'on puisse, ou presque, réagir suffisamment tôt. L'engagement doit être total et si possible faire suite à une action adverse.
Toutes les techniques doubles sont destinées au combat rapproché ou à faible distance donc la puissance ne peut venir que du ventre et de la contraction des muscles des aisselles. Souvent l'engagement du corps entier ajoute son quota à cette énergie. Certaines disciplines amènent le buste vers l'avant, elles ont leur(s) raison(s), mais la conservation d'un corps droit permet d'obtenir une meilleure mobilité multidirectionnelle.

Comme pour toutes les techniques de cette page, la liste ci-dessous est loin d'être exhaustive. Le combattant est susceptible d'attaquer et se défendre dans toutes les directions et de multiples frappes peuvent survenir de partout en même temps. Nous avons quatre membres et tant que nous sommes debout, trois de ceux-ci peuvent être utilisés simultanément dans des directions différentes et de façon « autonome ». Au sol, d'autres possibilités nous sont offertes.
Défendre ou attaquer ou les deux à la fois auquel s'ajoute les esquives est un but à atteindre pour en final ne plus avoir à combattre...

Awase-zuki Hasami-zuki Heiko-zuki Morote-ura-zuki Yama-zuki
Awase-zuki
Awase-zuki
Awase-zuki

C'est une technique de frappe simultanée des deux poings sur deux niveaux différents. Un poing (paume vers le sol) frappe au visage ou le cou tandis que l'autre (paume vers le ciel) exécute une technique (de type Ura-zuki) au corps (plexus, abdomen ou autre). Les deux frappes visent des points situés sur l'axe vertical médian de l'adversaire. C'est une technique de corps à corps ou de faible distance difficile à parer mais aussi pas facile à appliquer. Les bras en fin de parcours sont sensiblement tendus contrairement au Yama-zuki.

Sa forme défensive est : Awase-uke

Hasami-zuki
Hasami-zuki
Hasami-zuki

Coup de poing double en ciseaux. Les deux poings frappent, à partir d'un large mouvement circulaire extérieur/intérieur, des zones situés sur les flancs adverses. Cette technique peut également s'effectuer au niveau du visage ou du cou. Comme de nombreuses techniques doubles, c'est dans le corps à corps qu'elle trouvera son application.
Techniquement, les poings partent de leur hanche respective, paumes vers le ciel, pour percuter l'adversaire, paume vers le sol, après une trajectoire circulaire.

Dérivé

Morote-nakadaka-ippon-ken : Cet Hasami-zuki est effectué avec les poings à une phalange (majeur replié - Nakadaka-ippon-ken) dit « poing démon ». Comme son appellation le sous-entend, ses effets sont redoutables. Cette technique est utilisée dans le Kata Chinte.

Heiko-zuki
Heiko-zuki
Heiko-zuki

Frappes simultanées des deux poings sur une même ligne horizontale. Cette technique double de poings vise une même zone afin de donner une efficacité maximum. Elle est utilisée en combat rapproché ou à courte distance. Les épaules restent très basses et le ventre participe fortement à son explosivité. Les zones visées pourront être, par exemple, des points sensibles situés au niveau des pectoraux.

Sa forme défensive est : Heiko-uke

Morote-ura-zuki Morote-ura-zuki

Technique de frappe double. Ura-zuki (Uppercut) effectué simultanément avec les deux poings au niveau moyen ou haut. Cette technique est présente au 24ème mouvement du Kata Bassai Sho.

Morote-ura-zuki
Développement du Morote-ura-zuki
Yama-zuki
Yama-zuki
Yama-zuki

Coups de poings simultanés sur deux niveaux différents. Les points visés se situent sur l'axe vertical médian de l'adversaire. C'est également une technique utilisée à faible distance, difficile à intercepter directement. En fin de course les bras restent quelque peu pliés. Les abdominaux et les aisselles jouent un rôle important pour son efficacité. Un poing visera le visage tandis que l'autre, passant pratiquement inaperçu, frappera à un niveau plus bas. Ce n'est pas que le deuxième poing soit invisible mais la tête a des tendances à être surprotégée et cela risque fort de monopoliser l'attention du combattant.

Yama-zuki
Développement du Yama-zuki
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Les Techniques de coude

Le coude est une arme très puissante qui peut être utilisée aussi bien en frappe (Uchi) qu'en blocage (Uke) dans toutes les directions. Il n'a pas besoin, comme la plupart des autres armes naturelles, de préparation particulière ou d'endurcissement. C'est l'arme de prédilection du combat rapproché. La participation du corps entier dans la frappe lui donne toute sa puissance.

Empi-uke Empi-uchi
  Empi-Uke
Empi-Uke (Forme du Kata Heian Sandan)
Empi-uke

Blocage effectué avec le coude. Il peut être exécuté dans de multiples directions et démontre toute son efficacité dans le combat corps à corps. Une parade du coude est essentiellement destinée à la protection du buste. L'abaissement des épaules permet une plus forte contraction des muscles en activité lors de l'impact et favorise la puissance de l'interception. Une forme particulière de ce blocage est présente dans les Kata Heian Sandan, Gankaku et Gojushiho Sho.

Empi-Uchi
Empi-Uchi
Empi-uchi (ou Hiji-ate)

Frappe effectuée avec le coude. Débutants ou confirmés trouveront en cette technique un allié très redoutable. En combat rapproché, l'amplitude reste modeste mais porté avec la participation totale du corps les coups n'en sont pas dénués de puissance. En contre, la trajectoire étant plus longue, les résultats sont dévastateurs. Le contrôle est facilement réalisable, mais les « habitués de la touche » ont tendance à ne pas appréhender correctement sa puissance...

Dérivé

Mae-empi-uchi : Coup de coude circulaire vers l'avant. La forte participation des hanches dans cette forme en fait une arme particulièrement redoutable. Tête, membres, torse, dos ou flanc résistent très mal à la puissance de cette technique, même chez le débutant. Comme tous les coups de coude, à l'entrainement, veillez à son contrôle. Les casses peuvent arriver très vite même si le sentiment premier est d'avoir frappé « gentiment ».
La préparation s'effectue largement sur le côté, paume vers le sol et bras fortement plié. Le mouvement circulaire reste pratiquement sur un plan horizontal.

Mae-empi-uchi
Développement du Mae-empi-uchi

Otoshi-empi-uchi : Coup de coude écrasant vers le bas. Cette frappe puissante est destinée à frapper au corps d'un adversaire plié, agenouillé ou au sol. Toutes les parties d'un individu sont concernées.
Les clavicules ou les articulations des membres craignent particulièrement cette technique.
Dans sa phase préparatoire, le poing (ou la main) montre très haut devant soi pour, en un mouvement descendant vif, frapper la partie adverse ciblée.

Otoshi-empi-uchi
Développement du Otoshi-empi-uchi

Tate-empi-uchi : Coup de coude remontant visant essentiellement le menton. Les vertèbres cervicales n'apprécient guère cette forme. Donnée de bas en haut avec une forte participation de la hanche correspondante et éventuellement démultipliée par une poussée des jambes vers le haut, cette technique est très meurtrière. Attention donc à son utilisation modérée. Même si la frappe est portée vers le haut, les épaules ne doivent pas pour autant monter avec le coude. Avec une saisie du bras adverse, les aisselles ou le coude sont des cibles « intéressantes ».

Tate-empi-uchi
Développement du Tate-empi-uchi

Ushiro-empi-uchi : Coup de coude arrière. Très efficace pour se dégager d'une saisie arrière, d'autant plus que la frappe intervient au niveau des côtes flottantes. Son point de départ se situe loin devant soi, paumes vers le ciel (main ouverte ou fermée) et sa trajectoire directe passe très proche de notre flanc. Le coup est porté avec une forte contraction des aisselles, un abaissement de l'épaule et une légère rotation agoniste de la hanche et du buste.

Ushiro-empi-uchi
Développement du Ushiro-empi-uchi

Yoko-empi-uchi : Coup de coude effectué sur les côtés. Très efficace en contre, à partir d'une position basse (Kiba-dachi, par exemple). Le buste dans sa périphérie, est l'objectif principal. La préparation s'effectue main devant soi, face à l'épaule opposée et paume vers le sol. Le coup latéral est accompagné en général par un déplacement glissé (Yori-ashi) augmentant ainsi la puissance de frappe. Effectué en Sen-no-sen, s'abaissant sous la frappe adverse, la vitesse de ce dernier ajoutée à la nôtre donne des résultats terribles (pour lui).

Yoko-empi-uchi
Développement du Yoko-empi-uchi

Yoko-mawashi-empi-uchi : Très proche du Mae-empi-uchi, c'est un coup de coude circulaire fouetté. Le corps, au moment de la frappe se trouve de profil par rapport à l'adversaire.

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Les inclassables

Comme expliqué plus haut, les combattants doivent faire face à de multiples évènements simultanés et faire une liste représentative des techniques à leurs portés (en japonais) n'est pas de mes compétences. Je me bornerais à n'en présenter que quelques-unes que je tenterais de compléter au fur et à mesure de leur « découverte ».

Bari-bari-zuki Dan-zuki Ren-zuki Tsuki-uke Wari-uke-zuki
Bari-bari-zuki

C'est une suite de coup de poings alternés sans déplacement.

Dan-zuki

C'est une suite de coup de poings alternés sans déplacement mais à des niveaux différents.

Ren-zuki

Correspond à deux coups de poings en succession donnés très rapidement tel le plus célèbre enchaînement « gauche-droite » (et inversement) de la Boxe anglaise.

  Tsuki-uke

C'est un Oï-zuki un peu particulier. Il est destiné à esquiver ou bloquer le coup adverse et frapper dans un même geste. Le blocage ou déviation du poing sera effectué avec l'avant-bras ou le coude tandis que le poing continuera sa course vers la cible (souvent le visage).
Le Tsuki-uke demande une grande maîtrise du timing et de la distance. « Facilement » réalisable sur un Mawashi-zuki, elle le devient un peu moins sur une frappe directe. C'est une bonne façon de pratiquer le « Sen-no-sen ».
Cette technique est très efficace mais nécessite une bonne préparation mentale.

Wari-uke-zuki

Un bras exécute Jodan-age-uke sur une attaque de poing au visage tandis que l'autre réalise, simultanément, un coup de poing au même niveau.

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Terminologie

Arm-lock : c'est une clé pour contrôler un adversaire. Ce contrôle est exercé grâce à la douleur que l'on va provoquer par une torsion des membres et des articulations. D'innombrables procédés, plus ou moins difficiles à réaliser, existent pour le cou, les bras et les mains ou les jambes et les pieds.

Dojo : Un Dojo est un “ Lieu où l'on s'éveille par l'étude et par l'enseignement ”. Il est consacré à la pratique des Arts Martiaux ou à la méditation. Pour plus d'information, se référer à la page du Dojo.

Effet ressort: Un ressort est une pièce mécanique qui utilise les propriétés élastiques de certains matériaux pour absorber de l'énergie mécanique, produire un mouvement...
L'effet qui nous intéresse est celui de propulsion. Posez une bille sur un ressort, compressez ce dernier à son maximum puis supprimez subitement la source de compression et vous verrez (ou pas) cette bille s'élevée à une vitesse extraordinaire.
Ce que j'appelle l'effet ressort d'une technique prend sa source dans le principe précédent.
Croisez les bras devant vous, bras droit sous le bras gauche. Pressez fortement vos deux bras, l'un sur l'autre, tout en les maintenant en place. Sans réduire la pression, enlevez rapidement votre bras gauche et, que vous le vouliez ou pas, votre bras droit va être propulsé vers le haut. Si vous enlevez votre bras droit, c'est le gauche qui va être projeté vers le bas. Ces deux effets se retrouvent, l'un dans l'exécution du Jodan-age-uke (le premier) et l'autre dans le Gedan-barai (le second).

Ce schéma reste un bon principe d'apprentissage permettant, d'une part d'exécuter un blocage en utilisant les deux bras (l'un restant en protection) et d'autre part d'aborder les prémices du Kime.

Gedan : Niveau bas correspondant à la partie en-dessous du nombril.

Hara : Ou « Tanden ». Selon la tradition japonaise il est la source principale du souffle vital. Situé à 2 cm sous le nombril, il correspond également au centre de gravité du corps. L'énergie humaine y est emmagasinée, et c'est de là que doit partir l'impulsion nécessaire à tous les déplacements et techniques.

Hikite: Action d'équilibrer une force transmise d'un côté en envoyant une même puissance en sens inverse.

Jodan : Niveau haut correspondant au cou et à la tête (au-dessus des épaules).

Kata : Un Kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le Kata dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit.

Kihon: Entraînement de base des Arts Martiaux traditionnels. Les techniques, positions et déplacement sont généralement étudiés dans « le vide » sans partenaire.

Kime : Le Kime est souvent désigné, dans les arts martiaux japonais, comme étant « l'esprit de décision ». Une autre traduction renforce encore cette notion, « énergie pénétrante ». C'est en effet une explosion totale d'énergie à l'instant de l'impact. Elle est libérée grâce à une forte contraction musculaire, stoppant nette la technique.

Pronation: C'est le mouvement de l'avant-bras qui a pour objectif de faire tourner la main de telle façon que la paume soit dirigée vers le sol.

Sen-no-sen: C'est une disposition mentale qui permet au défenseur de contre-attaquer avant que la technique adverse ne parvienne à son but. C'est en quelque sorte, une attaque dans l'attaque. Le blocage, perte de temps, n'est pas effectué et le contre arrive en coup d'arrêt. Pour parvenir à ce résultat il nous faut posséder une perception hors du commun, une vitesse de réaction qui va de pair, une décontraction totale et un esprit parfaitement calme.
Au stade de la perfection, l'initiative sera prise au moment même où l'adversaire décidera d'attaquer. C'est le stade ultime pour lequel nous devons travailler.

Shotokan : « Ecole de la maison de Shoto ». Shoto étant le nom de plume de son créateur : Gichin Funakoshi. C'est un des 4 styles majeurs de Karate avec le Wado-ryu, le Shito-ryu et le Goju-ryu. Gichin Funakoshi le créa au environ de 1920 à partir du Shuri-te d'Okinawa. Le Shotokan-ryu (ou Shotokan) est encore aujourd'hui le style le plus rependu à travers le monde.

Supination: C'est le mouvement de l'avant-bras qui a pour objectif de faire tourner la main de telle façon que la paume « regarde » vers le ciel.

Tori: Dans certaines disciplines telles que le Karate, il représente l'attaquant. Le défenseur « Uke » lui fait face.

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Nombre de visites : 508 690Réalisation (Décembre 2012) et Mises à jour effectuées par Claude Vuichoud(Date de Modification : 13/12/2017)